L'article

8
févr
2011

Changement, hôpital et certitudes !

LE CHANGEMENT

Il y a quelques jours, nous évoquions « le changement » dans un article. Nous faisions référence aux propositions que nous avions faites il y a un an et demi à l’hôpital de Troyes.

Nous nous présentions comme Cabinet sur le changement.

Des commentaires ? Bien sur ! Ils gravitent autour du rejet, et sur deux axes :
- les Cabinets tout d’abord. Je suis surpris de constater que personne n’a écrit que les cabinets avaient une odeur de ch…. Point positif ou alors pauvreté de paroles ? Un ami, très fort dans sa tête, m’avait toujours expliqué, avec forces détails et preuves de toutes sortes, que les psychologues n’étaient qu’une armée de charlatans. Et que notre époque avait favorisé et favorisait ce type de charlatan. Vers quarante cinq ans, sans de vraies raisons (de type cassures) sa vie a commencé à basculer. Sa vie professionnelle, personnelle avaient certes des hauts et des bas. Mais comme tout un chacun. Il est tombé en dépression. Sans raison. Si la médecine avec ses antidépresseurs, l’ont aidé, il n’a pas pu, un jour de trop, une douleur trop loin, succomber. Reniant théories, principes et preuves (enfin, les siennes, c’est-à-dire, de l’autojustification permanente, c’est-à-dire pas des preuves), il a poussé la porte d’un cabinet de psychologue. Deux années après, il me confiait qu’il avait conseillé à quelqu’un d’aller voir …. un psychologue. Point un : on parle très bien de … ce qu’on ne sait pas.

- Point deux : le changement. Bien sur, ne pas avoir recours à des experts ! La logique, le raisonnement, font qu’on va y arriver ! Seulement, preuve (par le vécu, celle-ci) ça ne marche pas. L’hôpital de Troyes n’est qu’un exemple parmi tous. Notre conseil était ce qu’il était en début 2009. Nous avions signalé que les changements traditionnels, employés depuis des décennies ne correspondant plus aux contextes psychosociaux dans lesquels nous étions, tout changement « à l’ancienne » (presque toujours passant par de la réorganisation et/ou l’ajout de moyens supplémentaires) faisaient retomber le système au même endroit (et même moins car au passage on aura dépensé de l’argent et démotivé les personnes). La moyenne de ce « retombé » ? 1,8 année !!! Si vous comptez bien, entre mai/juin 2009, date de notre proposition de changement « autre », les modifications apportés aux urgences et janvier 2011 ? Pile poil cette moyenne… Quelle coïncidence !!!

Le « changement autre ? ». Méthode scientifique. Méthode ? Ca veut dire que les opérations ne se font pas selon l’impression qu’on a du moment ou bien le sens du vent ce matin là. C’est calibré. Ca a été testé et validé. Scientifique : Ca s’appuie sur des concepts issus et validés par les sciences humaines.

Tout cela est totalement opposé au Yaka.

Attention : si vous allez critiquer et prononcer le mot de « gourou », si vous allez penser ou dire « scientifique, mon œil », si vous continuez à rejeter les cabinets du fait que vous avez entendu dire des tas de choses, c’est que vous êtes un très fort adepte des solutions traditionnelles. Celles du « Yaka ».

Vous prônez donc des solutions qui vont faire reproduire des dysfonctionnements dans…. 1.8 année. N’oubliez pas de dire, dans ce « 1.8 année, que c’est parce que…. On ne vous a pas bien écouté. Que les choses ne pouvaient pas être prévues. Qu’il y a eu entretemps tel évènement. Que c’est la faute à…

Mais il vaut mieux peut-être rester sur ces certitudes plutôt que de se demander si des gens, dans des cabinets ne peuvent pas apporter, réellement, autre chose. Un « autre chose », qui, pour reprendre notre expression qui a été controversée, « ne peut pas ne pas réussir ». Sur les registres, humains, économiques et éco-logiques…. Mais bien sur, il y a des conditions. La première, indispensable, est de vouloir quitter ces certitudes.

Mais il vaut mieux rester dans des logiques de « coupables, de fautes ».

Si l’esprit humain a une capacité infinie à inventer, à créer, il a aussi une capacité toute aussi infinie, à s’auto justifier. Même dans l’erreur.

Mon ami ?

Il m’a dit donc dit avoir lui-même conseillé à une personne d’aller frapper à la porte d’un cabinet de spécialiste de l’humain. Il ne m’a jamais dit directement qu’il avait revisité sa position sur les spécialistes de l’humain. Quelle importance ? La vanité fait partie des freins que certains se mettent.

Pour nous, le principal c’est qu’il soit sorti de son mauvais pas et qu’il soit reparti... Sur de vraies, nouvelles et différentes bases.

Je crois que ça s’appelle …. l’ouverture.

Mais tout le monde n’est pas prêt à interroger en profondeur et/ou s’interroger….



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Les commentaires (2)

Changement, hôpital et certitudes !
  • Commentaire 46067 Surdité orientée ?
    le 9 février 2011  à 11:17

    On dit, pas très gentiment, qu’il n’est de pire sourd que celui qui ne désire point entendre...

    Bel exemple : ou nous n’avons pas lu les mêmes commentaires a cet article.

    Certes le coté Cabinet / consultant était un peu brocardé, mais où étaient les principales critiques ?

    Surement pas sur cela. Plutot le ton employé, la forme vendeuse creuse, (même si aucune adresse n’était glissée, ok).

    Aussi, les affirmations péremptoires et non étayées.

    L’usage étant, lorsque l’on affirme, hors du sens dit commun, et des provisoires vérités communément et largement admises, de sourcer ses assertions.

    Proposition : On ne dit pas "c’est scientifiquement prouvé". On donne plusieurs sources, références d’études, au moins d’enquêtes, sur le sujet.
    Cela permet ainsi, un vrai débat, pas la croyance en un nouveau dorme apporté par une incarnation d’un nouveau, et plus ou moins pervers, petit... jésus, momo, ou bouddha.

    Idem pour "cycle d’1.8 années", ou bien, ça marche a 100% : Auboisement un site d’arguments et de débats, pas juste propagande et pub creuse ?

    Il y aurait bien long à dire et relire...
    Notons au passage quelques cotés irritants ou hilarants, comme le permanent moi, moi, moi un peu comme un klaxon, qui pointe sous ce texte ; et le point rigolo de la précision horlogère, des un virgule huit années (les années sont devenues à système décimal ? chez lesquionttoutesLAsolution on ne compte plus en mois ?).
    D’autant plus amusant, appliqué à un phénomène en progression lisse et, hélas, quasi continue (même s’il y a des micro cycles, l’affluence aux urgences n’étant pas la même à 4 heures du mat un jour de semaine, qu’en sortie alcoolisée par route verglacée etc.)

    Un long parcours et formation et réflexion a accomplir pour devenir un expert efficace, même si très coopératif et très généreusement prêt à partager ses espoirs déboires et réussites ?

  • Commentaire 46068 Ensemble, critique de la critique !
    le 9 février 2011  à 11:51

    Pour Surdité, 46067, d’accord sur l’essentiel de ce commentaire, mais pas sur les dernières lignes.

    Pourquoi des spécialistes, des experts ?

    - Si ces connaissances sont utiles devenons le tous et toutes !

    Les spécialistes, les experts, les chefs, la hiérarchie,
    comme le dit le vieux slogan :
    - c’est comme les étagères, plus c’est haut et moins ça sert !

    Et encore c’est gentillet, car ce sont plutôt, à mon humble avis, des catégories carrément parasites et nuisibles !

  • repondre Répondre



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