Il était une fois dans la forêt d’Orient :
* une fée évanescente et lointaine dite La Région ,
* un chevalier dominateur nommé Le Département
* 56 croquantes , ci-devant Les Communes
* une communauté en croissance , auto- proclamée " Grand Troyes "
Tous ces personnages , ré-unis en 2009 par arrêté préfectoral sous état civil " syndicat mixte pour l’aménagement et la gestion du PNRFO " , tiennent quelques réunions annuelles sous l’étiquette Comité syndical .
Les futurs pacsés s’étaient bien chamaillés lors de la préparation du contrat dit en l’occurence " charte " , mais l’officier ministériel ( l’Etat ) avait d’autorité conclu l’affaire en rectifiant l’article 49 du projet d’association .
Si une rancoeur sourde subsistait de ce fait , les quatre parties avaient repris leur ronronnement apolitique , pour le bien commun .
Hélas , une des croquantes fut l’objet d’une probable méchante décision de mise à disposition temporaire d’une partie de son territoire !!
L’agression ne pouvait laisser la famille sans réaction , pensa le président du Parc , qui conçut donc une pétition et tenta de la faire adopter à LUSIGNY/BARSE en réunion du 15 décembre dernier ( voir mon article du 17 décembre titré : Parc Naturel : il neigeait on était vaincu par sa conquête.......) .
Le climat s’étant depuis adouci ( au sens météorologique s’entend ) , la motion est revenue à l’ordre du jour de la réunion du 19 janvier 2011 . Mais , l’épée de Durandal s’était transformée en sabre de bois de la guerre des boutons .......qui s’avéra vite fragile contre la cuirasse de M. le Préfet , venu au front , en possession du texte originel qu’avait reçu sa subordonnée de Bar/Aube .
Au nom de l’Etat meurtri , outragé , mais droit dans les bottes de la loi du 5 juillet 2000 , le préfet , tout coopératif et respectueux de l’autonomie locale qu’il soit , asséna aux assaillants de sa position des coups imparables et nous eumes droit à une débandade de ceux-ci .
Pas tellement des petits maires et conseillers dont certains contre-attaquèrent le représentant de l’Etat et obtinrent par un premier scrutin à main levée qu’il y ait bien vote d’une motion , mais surtout des conseillers généraux représentant leur assemblée .........en l’absence de leur président excusé !!
Les élus régionaux ne tinrent pas la distance , bricolant au bureau une nouvelle version de la motion , avec l’assistance électronique du directeur du Parc .
Un paragraphe disparut , et deux autres grandement blessés n’eurent plus d’effet que celui d’ambulancier .
Resta le premier que le préfet avait trouvé correct , car sans risque pour lui .
Le président du Parc , d’habitude si péremptoirement patriarcal , perdit pied et s’en rendit bien compte en déclarant qu’il n’était pas facile de diriger l’assemblée . M. BRANLE avait pourtant largement contribué à la confusion en tentant de revenir sur un vote acquis sur le principe d’adoption d’une motion par 27 voix sur 45 .
Déjà était apparue une mauvaise préparation puisque tant M. RUELLE , 2e vice-président que M. MATHIEU , conseiller régional , avaient déclaré ne pas avoir vu la motion avant la réunion !!
Quant à M. FOURNIER , 1er vice-président et conseiller régional , il se proposa comme rectiticateur du texte , habitué dit-il " de le faire sur un coin de table à 4 heures du matin " .
La CAT , elle s’était éteinte , du fait que St Parres aux Tertres , par son conseil municipal , avait voté une motion qui n’avait pas été adoptée préalablement par le comité syndical !!
De guerre lasse (sic) , on passa au vote d’un ersatz de motion qui fut obtenu sans voix contre , mais avec 3 refus de vote et 19 abstentions .
Aucune trace ne restera jamais des votes individuels , ni le président de séance , ni aucun délégué n’ayant demandé un scrutin public . Quant au vote à bulletin secret , il était difficilement organisable près de 3 heures après l’ouverture de la réunion .......Belle transparence démocratique !!
M. le préfet va donc continuer ses contacts avec les élus locaux , et sans oublier Les Amis du Parc dont la présidente l’a interpellé pour rappeler qu’information d’une décision n’est pas concertation préalable à ladite décision .
M. le préfet a confirmé que la décision à venir devra être précédée d’une enquête publique à organiser dans les formes légales .
On aura donc l’occasion de reparler du sujet .
En attendant , on a appris de M. BRANLE que le comité syndical se réunira le 24 février pour statuer sur un bricolage de ses statuts . On n’a pas su si le budget serait à l’ordre du jour , après un débat d’orientation qui a été bien morose .
Je traiterai ultérieurement des finances du Parc déjà évoquées dans mon article du 23 juillet 2010 que j’avais chapeauté par : Le parc en manque ......d’argent ( ou son budget va prendre l’eau ) .











