Ils sont forts ces responsables du Parc... Là où l’on devrait s’attendre à voir des élus protéger ce trésor naturel, valoriser les richesses potentiel de ces espaces, nous n’avons qu’une poignée de maires, de conseillers généraux, de conseillers municipaux qui craignent de se faire voler deux ou trois poules par ceux qu’on appelle pudiquement les gens du voyage...
Ce mercredi 19 février se tenait en effet une réunion du comité syndical du Parc. N’importe quel naïf pouvait s’attendre à ce que les deux dossiers brulants du Parc : Montreuil et l’Article 49 soient au cœur des débats. Il n’en a rien été. Pas un mot, si ce n’est un discrète allusion... En réalité, au lieu d’évoquer ces menaces directes contre la pérennité du Parc, le comité a débattu... des voleurs de poule !!!! Autrement dit, du projet d’implantation d’une aire de passage pour les gens du voyage. Car pour ces élus, chargés, faut-il le rappeler, de gérer, protéger et promouvoir le PNRFO, il existe certaines choses qu’on peut accepter et d’autres qu’on doit refuser.
Florilège
Des terres polluées aux hydrocarbures ? Pouquoi pas ? ça ou autre chose, peu importe.
Des déchets issus d’installations nucléaires ? Ça doit pas être bien dangereux.
Un incinérateur rejetant de sympathiques poisons dans l’air ? On verra bien. Et puis, il faut bien les mettre quelque part nos ordures, hein ?!!
Mais des voleurs de poules, ah ça non !!! Faut quand même pas déconner !
Prisonniers de ce p’tit fond de xénophobie « vieille France » qui fait les beaux jours du FN dans l’est du département, notre comité syndical, présidé par Christian Branle, a même poussé l’audace à déposer au préfet une motion de solidarité contre cette aire de Passage. Mais pour l’article 49, sur lequel Nicolas Dhuicq s’est essuyé les pieds, nos courageux élus n’ont même pas été fichu de défendre leur propre travail et pour ainsi dire leur honneur.
La morale, triste et pathétique de cette histoire, c’est que nos élus préfèrent voir s’implanter un incinérateur pour le profit d’une multinationale, débarquer des dizaines de camions remplis des plus belles ordures de notre société, plutôt que d’aider quelques familles « du voyage » à vivre un peu plus dignement. Chapeau les gars... chapeau.












