L’Est-Eclair du 13 janvier : Soufflet va investir 7,5 millions d’euros à Dienville.
Cette nouvelle en soi est positive. Elle montre qu’une entreprise auboise est en expansion. Les retombées sont nombreuses. Tant sur le plan direct (par les emplois sur les aspects techniques) qu’indirect (nombre de personnes vont ... déjeuner quelque part le midi, les artisans locaux pourront recevoir aussi, ne serait ce qu’un peu, quelques travaux).
Le point que je veux soulever n’est pas là.
Perdu dans l’article, une phrase : le moulin sera une relocalisation d’un autre site (situé à Bruxelles). Certes, on pourra toujours dire qu’on déshabille Pierre pour habiller Paul.
Mon propos est simplement de montrer que nous (nous ? citoyens, médias ...) nous attardons sur les gros titres mettant en avant du négatif, des pertes (délocalisations) mais qu’une relocalisation passe inaperçue.
Point de méthode Couet. Il n’est pas question de se dire "je vais bien". Voyons -aussi- les points positifs, et avec la même force, le même acharnement ais-je envie de dire, que le négatif. Il est question de voir le réel avec critique, discernement, mais aussi une vision optimiste.
Les médias ne sont certes pas coupables. Mais pour le moins, responsables. Ecrire plus gros, plus fort le mot « relocalisation » n’aurait sans doute pas changer la face du monde. Mais voir, recevoir du positif réamorce, ne serait ce que grain par grain, un processus vertueux de « re-confiance en soi » dont a besoin tant chacun que le groupe « citoyen ».
Ne donner, et par extension, ne recevoir du négatif et, peut-être surtout, ne plus savoir faire/être autrement, fait partie des processus d’enfermement.
La lutte contre toute forme d’intégrisme (économique, humain, de la pensée....) passe –aussi- par là.









