L'article

29
nove
2010

FOOT : Le paradoxe troyen

L’ESTAC n’y arrive plus depuis maintenant plusieurs longues semaines. Pour les chiffres : 4 points sur 21 sur les 7 dernières journées (un vrai rythme de reléguable !) ; pour les lettres : N, N, N, P, P, P, N.

Tout le monde s’intéressant un tant soit peu au foot local en connaît l’histoire : après une première période heureuse qui l’a menée sous les projecteurs (comprenez à la première place) début octobre au grand bonheur de ses fans (si, il y en a !), l’équipe a, on ne sait pas très bien pourquoi, arrêté de gagner ses matches sans forcément arrêter de se démener (les fans étaient encore 6.009 vendredi soir selon les organisateurs et beaucoup moins selon la police).

Conséquence inéluctable : une douce glissade jusqu’au milieu du classement (actuellement 9ème). Certes, le classement n’a encore qu’une valeur relative tant les écarts de points ne se sont pas encore formés mais quand même....Les observateurs diront que cette 9ème place est satisfaisante pour un promu ; les supporters en demanderont plus pour leur argent.

Pendant la première partie, la recette était simple : BLONDEL arrêtait les buts et MARCOS marquait le sien et tout le monde n’y voyait rien à redire et même s’y voyait un peu. L’ESTAC n’apparaissait pas nettement supérieure à ses concurrents mais s’en sortait souvent à son avantage.

La machine s’est ensuite grippée aux 2 extrémités (MARCOS n’a plus marqué depuis le 15 octobre en championnat) alors que le milieu de terrain continuait à produire du jeu. Dans ce nouveau contexte, soit le sort s’acharnait sur l’équipe troyenne en lui faisant subir le but assassin (subtilement qualifié de but « à la con » par CHAPI -CHAPO dans son édition du 27 novembre) en fin de rencontre (ISTRES ou NIMES la semaine suivante), soit l’équipe dominait (SEDAN) et même outrageusement (LE HAVRE ce vendredi soir) mais sans parvenir à mettre la balle (ou une balle de plus) au fond des filets adverses.

La chance a-t-elle abandonné nos Troyens ou s’agit-il d’autres événements moins avouables ? Il ne faut pas compter sur les pages sportives solidaires de CHAPI - CHAPO pour tout nous raconter tant ils entendent conserver leurs excellentes relations avec l’entraîneur et le staff et ne rien faire qui les incommoderait de quelconque manière (peut-être quelques mauvais souvenirs encore vivaces...).

Il est tout aussi évident que tout le monde s’aime quand les résultats suivent ; mais quand les choses s’enclenchent moins bien, l’ambiance peut se dégrader et les dissensions apparaître au sein du groupe. OBBADI aurait critiqué certains de ses coéquipiers jugés insuffisamment performants. Il l’aurait fait suffisamment fort car des oreilles l’ont entendu (sauf celles de nos compères locaux - version papier - dont les prothèses auditives étaient déréglées ce jour-là ...). Cela traduit, de la part du joueur, une forme de révolte ou d’ambition légitime mais qui peut vite casser l’ambiance selon les expressions et le ton choisis.

Cette détérioration qui s’étendrait même au sein du staff n’a, en tous cas, paradoxalement pas influé le moins du monde sur le cours du jeu vendredi soir puisque l’équipe s’est montrée conquérante presque d’un bout à l’autre de la rencontre. Elle s’est même payée le luxe de réaliser un match plein…sans but (malgré une répétition particulièrement prolifique la semaine d’avant face à CHATEAU-THIERRY) ! Ce match nul à domicile devant LE HAVRE (0-0) alimente le cycle improductif actuel mais se révèle curieusement porteur d’espoir.



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Les commentaires (2)

FOOT : Le paradoxe troyen
  • Commentaire 44706 BOOMER
    le 29 novembre 2010  à 01:57

    Je me suis arrêté à "Tout le monde s’intéressant un tant soit peu au foot local en connaît l’histoire".... tous ceux...

    J’ai vécu dans plusieurs régions de France où le foot local est arrivé facilement à mes oreilles, à Auxerre et Lens en particulier. J’ai grandit à Troyes, et je n’ai pour ainsi dire jamais entendu parler de l’Atac ou de l’Estac, si ce n’est pour les moqueries faciles que l’on réserve aux perdants.

    J’ai été une fois au Stade de l’Aube, et inutile de préciser que l’ambiance est bien loin de celle de Bollaert ou de l’Abbé Deschamps.

    Troyes n’est pas et ne sera jamais une ville de foot, c’est un bourg de casanier,il n’ya qu’à observer les rues en hiver, elles sont vides passé 19 heures, un peu comme à Lens d’ailleurs mais là, c’est parce qu’il y a plus de monde au stade que de résidents.

    repondre Répondre



  • Commentaire 44711 olivebrius
    le 29 novembre 2010  à 14:02

    « L’ESTAC n’y arrive plus depuis maintenant plusieurs longues semaines. »

    Le pôv’ vieux !! Peut-être qu’avec des pitites pillules bleues...

    repondre Répondre



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