L'article

9
octo
2010

Conseil Municipal du 29 Sept 2010 à St André

L’opposition s’exprime sur le Prix de l’eau et le Grand Troyes

LE PRIX DE L’EAU

Le contrat initial d’affermage a été établi sur la base d’un volume de référence de 630 000 m3 par an ( établi par la SAUR à qui était confié l’affermage du service de distribution d’eau potable jusqu’en 2005 ).Or depuis 2006 les volumes de référence ont baissé pour arriver à une moyenne de 548 224 m3 par an, malgré l’augmentation du nombre d’habitants ?

De ce fait en cas de variation de plus de 10% du volume vendu par rapport au volume de référence les tarifs peuvent être a nouveau révisés sur demande du fermier ( aujourd’hui LA LYONNAISE DES EAUX ) Sur la logique plus on consomme moins on paye.

Une renégociation du contrat s’est donc déroulée entre LA LYONNAISE DES EAUX et la municipalité avec au sortir de cette table ronde une augmentation de 3 ,54% pour les usagers

Pour les élus de l’opposition l’usager est le jouet des deux sociétés privées qui se sont partagé le marché de l’eau à St André La SAUR qui a sous-estimée la consommation d’eau puisqu’elle n’a pas tenue compte des éléments suivants :

• Modification de l’attitude de consommation des usagers soit par économie soit par rapport à un comportement environnemental positif

• des travaux engagés sur les canalisations et les réductions des fuites d’eau d’origines diverses sur le réseau

Ensuite la LYONNAISE DES EAUX, malgré son droit de renégocier le contrat, reste obscure sur sa logique financière ? En effet pour pénétrer le marché de l’eau dans l’Aube, elle a surpris tout le monde en pratiquant une remise de 30 % pour obtenir le marché de St André. Voudrait-elle maintenant se refaire une santé en durcissant les termes du contrat ?

Quant au Maire, il est satisfait de la négociation avec LA LYONNAISE disant qu’il a fait au mieux, Prêtons lui cette intention. Mais est-ce que les dryats vont trouver cette négociation satisfaisante avec une augmentation de 3,5 % ?

Les usagers qui ont fait des efforts pour consommer moins vont donc être pénalisés cette fois sur la logique de « moins on consomme plus on paye » ….

Le retour en régie municipale de l’eau, comme l’opposition le réclame depuis quelques années supprimerait-elle ces aléas ? On peut le penser, au regard de ces villes qui ont fait le choix de repasser l’eau en régie.

Dans cet ordre d’idées je voudrais citer une déclaration du ministre de l’environnement A la dernière Assemblée Générale de L’ONU qui réaffirme le droit à l’eau, nouveau droit de l’Homme Je cite :

« L’accès à une eau potable salubre et propre est un droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme », a déclaré le ministre à l’assemblée générale de l’Organisation des Nations-unies dans une résolution adoptée le 28 juillet. Le ministre chargé de l’environnement salue cette « très importante avancée »,

Fasse que cette déclaration ne reste pas seulement d’intention, et j’ose espérer qu’a St André aucune famille ne manque d’eau par manque de moyens, des difficultés passagères ou des raisons techniques.

Et je termine par un principe essentiel de notre point de vue, mais qui nous ramène les pieds sur terre par rapport à cette renégociation de contrat que nous sommes en train d’examiner, mais aussi nos vœux que la distribution de l’eau revienne dans l’espace public. L’eau est comme l’air que l’on respire un des éléments constitutifs de la vie, c’est la vie l’eau ne doit pas être une marchandise.

Claude BIANCHI

LE GRAND TROYES

Changement de dénomination de la CAT – Modification des statuts

intervention de Patricia Rogé

Ce que vous nous demandez ce soir de voter peut paraître à première vue bien anodin.

Mais si l’on s’attache au sens des mots on découvre alors l’importance de ce changement de dénomination.

Car effectivement, il y a dans le sens des mots, une grande différence entre « Communauté d’Agglomération Troyenne » et « Grand Troyes ». Si l’on se réfère aux définitions du dictionnaire, « communauté » d’ « agglomération » veut littéralement dire : « groupe de personnes vivant ensemble et poursuivant des buts communs » dans un « ensemble urbain formé par une ville et sa banlieue »

Alors que « grand » lui est défini comme « de taille élevé ». Or ce « grand » ne s’accorde ici qu’avec « Troyes », effaçant d’un coup toutes ces autres communes qui formaient jusqu’ici une « communauté ». Celles-ci sont d’un coup absorbées, pour alimenter « Troyes » afin que ce Troyes devienne de « taille élevée », autrement dit le « Grand Troyes » Cette fusion voulue par notre ministre du budget est bien dans la ligne de la réforme des collectivités locales voulue par notre président. Monsieur Baroin prépare le terrain et anticipe parfaitement la suppression de toutes ces communes, dont la notre, qu’il juge inutiles et couteuses. Et tant pis pour la proximité de leurs élus locaux, et tant pis pour toutes ces choses qui n’ont aucune valeur marchande et se nomment identité, racines et histoire locale.

Alors, chers élus locaux, le laisserez-vous faire ce pas ? Si vous votez pour l’idée de ce « Grand Troyes » c’est que vous accepter de devenir « grand troyen ».

J’ose croire que dans cette assemblée beaucoup d’entre nous tiennent à demeurer dryats à part entière et ne considèrent pas leur mandat actuel comme quantité négligeable.



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Les commentaires (1)

Conseil Municipal du 29 Sept 2010 à St André
  • Commentaire 43681 BG
    le 11 octobre 2010  à 18:01

    en réponse à la deuxième partie de l’article, j’avais puvlié sur ce site un article que je propose à nouveau à la lecture...
    ADRESSE AUX CATROYENNES ET CATROYENS !
    L’intégration, en la commune de Saint Germain, d’une collectivité supplémentaire au sein de la CAT a généré l’apparition d’articles sur le site d’Auboisementcorrect ces temps derniers. Des commentaires (dont les miens) sont venus soutenir le débat. Le site a proposé un sondage qui indique une tendance (rien qu’une petite tendance, cf mon commentaire lors de sa mise en ligne) favorable à la fusion des communes de l’agglomération troyenne.
    Les choses doivent elles en rester là ? Faut-il se ranger ex abrupto dernière les pourfendeurs de ce projet qui n’y voient qu’une utopie, reléguant ainsi ses promoteurs au rang de doux rêveurs ?
    Rappelons toutefois ici quelques chiffres, puisés sur le site du Sénat, dans un article intitulé « les communes en Europe : étude comparative ».
    "L’Union européenne à 27 pays compte désormais 97 494 collectivités territoriales de premier niveau. Avec plus de 36 000 communes, la France compte à elle seule 37,5 % du total, tandis que l’Allemagne en rassemble 14 %, l’Espagne et l’Italie 8 % et la République tchèque 6 %".
    Le poids de la France quant au nombre de collectivités territoriales de premier niveau au sein de l’Europe des 27 est considérable. Les raisons de ce constat sont liées à l’histoire, aux territoires et probablement aussi à la volonté de nombre d’élus d’avoir la possibilité d’asseoir leur légitimité à prétendre au cumul de mandats en confortant leur position sur un fief. Certains de nos voisins européens ont su lever les freins et sont parvenu à rationnaliser leur maillage territorial. L’Allemagne est de ceux là :
    "…Si l’histoire respective des pays de l’Union leur a, en général, légué des communes petites et nombreuses selon nos critères actuels, des actions ont en effet été menées dans de nombreux pays pour limiter leur nombre et augmenter leur taille, afin qu’elles puissent disposer de ressources et d’un champ d’action suffisants pour prendre en charge leurs missions toujours plus nombreuses. Les mouvements de fusions de communes ont ainsi abouti à la diminution du nombre de communes en Allemagne (de 25 000 à 8 500), en Autriche (3 999 à 2 359), en Grèce (5 343 à 1 033), en Lituanie (580 à 56), aux Pays-Bas (811 à 496), au Royaume-Uni et en Suède (2 500 à 289). En revanche, en France, aussi bien qu’en Estonie ou en Lettonie, les politiques de fusion de communes n’ont pas été efficaces".
    La lecture de ces chiffres est éloquente et est la preuve, s’il en était besoin, que l’utopie n’est pas dans le camp des militants pour Troyes 130000. Elle est probablement d’avantage parmi ceux qui prône l’immobilisme tant il est vrai qu’à l’heure de la mondialisation le luxe de rester cloisonner en douze communes plutôt qu’être regroupées en une seule, représente un handicap important pour les décennies futures : moins de poids sur l’échiquier régional, national voire international, moins de cohérences politique et économique, moins de rayonnement…
    La démarche pour réaliser ce projet est longue et passe par un temps pédagogique d’information et d’explicitation. Avant d’être politique elle doit être citoyenne : la fusion n’appartient à aucun parti et n’est ni de droite ni de gauche ni du centre. Elle doit être conduite de manière fédératrice, en dehors de tous clivages politiques et partisans. Plus le nombre de citoyens la souhaitant sera important plus elle aura de chance d’aboutir. Si la route est longue, autant la prendre tout de suite. Ceux qui souhaitent militer pour la fusion des communes de l’agglomération troyenne peuvent se faire connaître à l’adresse mail suivante : troyes130000@yahoo.frCatroyennes, catroyens, à vos claviers !

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