L’opposition s’exprime sur le Prix de l’eau et le Grand Troyes
LE PRIX DE L’EAU
Le contrat initial d’affermage a été établi sur la base d’un volume de référence de 630 000 m3 par an ( établi par la SAUR à qui était confié l’affermage du service de distribution d’eau potable jusqu’en 2005 ).Or depuis 2006 les volumes de référence ont baissé pour arriver à une moyenne de 548 224 m3 par an, malgré l’augmentation du nombre d’habitants ?
De ce fait en cas de variation de plus de 10% du volume vendu par rapport au volume de référence les tarifs peuvent être a nouveau révisés sur demande du fermier ( aujourd’hui LA LYONNAISE DES EAUX ) Sur la logique plus on consomme moins on paye.
Une renégociation du contrat s’est donc déroulée entre LA LYONNAISE DES EAUX et la municipalité avec au sortir de cette table ronde une augmentation de 3 ,54% pour les usagers
Pour les élus de l’opposition l’usager est le jouet des deux sociétés privées qui se sont partagé le marché de l’eau à St André La SAUR qui a sous-estimée la consommation d’eau puisqu’elle n’a pas tenue compte des éléments suivants :
• Modification de l’attitude de consommation des usagers soit par économie soit par rapport à un comportement environnemental positif
• des travaux engagés sur les canalisations et les réductions des fuites d’eau d’origines diverses sur le réseau
Ensuite la LYONNAISE DES EAUX, malgré son droit de renégocier le contrat, reste obscure sur sa logique financière ? En effet pour pénétrer le marché de l’eau dans l’Aube, elle a surpris tout le monde en pratiquant une remise de 30 % pour obtenir le marché de St André. Voudrait-elle maintenant se refaire une santé en durcissant les termes du contrat ?
Quant au Maire, il est satisfait de la négociation avec LA LYONNAISE disant qu’il a fait au mieux, Prêtons lui cette intention. Mais est-ce que les dryats vont trouver cette négociation satisfaisante avec une augmentation de 3,5 % ?
Les usagers qui ont fait des efforts pour consommer moins vont donc être pénalisés cette fois sur la logique de « moins on consomme plus on paye » ….
Le retour en régie municipale de l’eau, comme l’opposition le réclame depuis quelques années supprimerait-elle ces aléas ? On peut le penser, au regard de ces villes qui ont fait le choix de repasser l’eau en régie.
Dans cet ordre d’idées je voudrais citer une déclaration du ministre de l’environnement A la dernière Assemblée Générale de L’ONU qui réaffirme le droit à l’eau, nouveau droit de l’Homme Je cite :
« L’accès à une eau potable salubre et propre est un droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme », a déclaré le ministre à l’assemblée générale de l’Organisation des Nations-unies dans une résolution adoptée le 28 juillet. Le ministre chargé de l’environnement salue cette « très importante avancée »,
Fasse que cette déclaration ne reste pas seulement d’intention, et j’ose espérer qu’a St André aucune famille ne manque d’eau par manque de moyens, des difficultés passagères ou des raisons techniques.
Et je termine par un principe essentiel de notre point de vue, mais qui nous ramène les pieds sur terre par rapport à cette renégociation de contrat que nous sommes en train d’examiner, mais aussi nos vœux que la distribution de l’eau revienne dans l’espace public. L’eau est comme l’air que l’on respire un des éléments constitutifs de la vie, c’est la vie l’eau ne doit pas être une marchandise.
Claude BIANCHI
LE GRAND TROYES
Changement de dénomination de la CAT – Modification des statuts
intervention de Patricia Rogé
Ce que vous nous demandez ce soir de voter peut paraître à première vue bien anodin.
Mais si l’on s’attache au sens des mots on découvre alors l’importance de ce changement de dénomination.
Car effectivement, il y a dans le sens des mots, une grande différence entre « Communauté d’Agglomération Troyenne » et « Grand Troyes ». Si l’on se réfère aux définitions du dictionnaire, « communauté » d’ « agglomération » veut littéralement dire : « groupe de personnes vivant ensemble et poursuivant des buts communs » dans un « ensemble urbain formé par une ville et sa banlieue »
Alors que « grand » lui est défini comme « de taille élevé ». Or ce « grand » ne s’accorde ici qu’avec « Troyes », effaçant d’un coup toutes ces autres communes qui formaient jusqu’ici une « communauté ». Celles-ci sont d’un coup absorbées, pour alimenter « Troyes » afin que ce Troyes devienne de « taille élevée », autrement dit le « Grand Troyes » Cette fusion voulue par notre ministre du budget est bien dans la ligne de la réforme des collectivités locales voulue par notre président. Monsieur Baroin prépare le terrain et anticipe parfaitement la suppression de toutes ces communes, dont la notre, qu’il juge inutiles et couteuses. Et tant pis pour la proximité de leurs élus locaux, et tant pis pour toutes ces choses qui n’ont aucune valeur marchande et se nomment identité, racines et histoire locale.
Alors, chers élus locaux, le laisserez-vous faire ce pas ? Si vous votez pour l’idée de ce « Grand Troyes » c’est que vous accepter de devenir « grand troyen ».
J’ose croire que dans cette assemblée beaucoup d’entre nous tiennent à demeurer dryats à part entière et ne considèrent pas leur mandat actuel comme quantité négligeable.








