Hier, samedi 25 septembre, le train Paris - Troyes parti de la capitale à 20 H 11 est arrivé à Troyes à 05 H 09. Soit 9 heures de trajet et un retard de 7 H 30 !!!
Fil des événements :
20 H 11 : départ de Paris
20 H 55 : le train heurte quelque chose un peu avant Nangis. Le conducteur pense que c’est un animal. Puis on nous dit que c’est un acte de malveillance, des objets ayant été déposés sur la voie. Le système de freinage est hors service. Le train ne peut pas repartir.
00 H 00 : un second train arrive pour pousser le premier jusqu’a la gare de Longueville. Tous les passagers sont transférés dans le noir dans le second train.
00 H 30 : second départ, le convoi fait 20 mètres et s’immobilise. La fuite dans le système de freinage bloque la poussée, il faut la colmater ce qui devrait prendre 20 minutes.
01 H 45 : nouvelle tentative, le convoi redémarre à très petite vitesse.
03 H 15 : arrivée à Longueville. Tout le monde descend. Un autre train doit être mis en place d’ici 15 minutes.
04 H 15 : troisième départ
04 H 50 : la SNCF distribue des plateaux repas en gare de Romilly
05 H 09 : arrivée à Troyes !!!
Le calvaire continue pour les voyageurs à destination de Chaumont ou Langres qui doivent prendre un bus.
Résultat : beaucoup de fatigue, de l’énervement (notamment entre non fumeurs et fumeurs qui se permettent de fumer dans le wagon avec la bénédiction du contrôleur (!) qui ouvre une fenêtre avant d’ouvrir la porte), des passagers très calme malgré tout (une femme craque en gare de Romilly), des excuses de la SNCF pour ces "désagréments" mais pas de remboursement ni de geste commercial.
Et oui ce n’est pas la faute de la SNCF. C’est vrai pour les premières heures de retard.
Pour les autres, on a surtout l’impression que la SNCF n’a pas fait les efforts nécessaires pour régler au plus vite la situation.
On a assisté à une gestion incompétente de cette situation de crise, toutes les décisions (notamment la préparation d’un nouveau train) étant prise à la dernière minute, sans aucune préparation préalable, tout le monde se renvoyant la balle, sans prendre de responsabilités et, comme d’habitude avec un manque effarant de communication.
On en sort avec le désagréable sentiment que le voyageur est pris pour du bétail, juste bon à payer, et rien de plus...La SNCF n’en sort pas grandie.









