L'article

21
sept
2010

Des Aubois à la fête de la Fraternité avec Ségolène Royal

Pour nous délégation Désirs d’Avenir Aube qui étions à Arcueil parmis les 3000 participants à la troisième fête de la fraternité, dimanche 19 septembre, nous saluons la qualité des débats sur le Respect et l’heureuse présence et liberté de ton des invités.

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La délégation Auboise fête de la Fraternité

La délégation Auboise était composée de Claude BIANCHI Nadine et Joël Dezaunay ( voir Photo )

Nous communiquons aux Aubois un résumé l’éssentiel des idées émisent lors du discours de Ségolène Royal.

Redresser la France, c’est sortir les jeunes du chômage :

" Je veux m’adresser tout particulièrement à la jeunesse, à tous les jeunes pour vous dire que je n’accepte pas que ce soit ici en France, que le chômage des jeunes soit le plus élevé d’Europe et que ce chômage sera aggravé par la mauvaise réforme des retraites qui impose de travailler plus longtemps. Je propose une lutte sans merci contre le chômage des jeunes. Un jeune sur quatre est au chômage ; 20 % des jeunes autonomes vivent en dessous du seuil de pauvreté et dans l’incapacité de se payer un logement (d’ailleurs c’est difficile aussi pour ceux qui ont un emploi). Des baisses de salaires injustifiées pour les jeunes diplômés par rapport aux générations précédentes, des problèmes d’accès à la santé, la galère du passage de stage en stage, les discriminations qui ajoutent au fait d’être jeune, la couleur de la peau, et maintenant l’inquiétude pour la retraite future. C’est la République du Respect qui manque à l’appel quand un jeune se retrouve au chômage malgré ses efforts scolaires et ses diplômes, quand un jeune en apprentissage ne trouve pas d’entreprise pour sa formation ou quand il y a cet écart entre les jeunes qui ont un appui et qui peuvent accéder à un premier emploi ou à un stage rémunéré et ceux qui trouvent plus de portes fermées que de mains tendues. Et que fait ce gouvernement ? Rien Je propose la mise en place d’un pacte de confiance pour l’emploi des jeunes et que cette lutte contre le chômage des jeunes soit une grande cause nationale. Pas un jeune ne doit rester désoeuvré. Il doit être soit en formation, soit au travail, soit en service civique. Etat, collectivités locales, associations, entreprises, tout le monde doit se mobiliser. Je propose que toutes les entreprises qui bénéficient d’exonérations de charges sociales ou d’aides économiques aient, en contrepartie l’obligation d’entrer dans ce pacte de confiance pour l’emploi des jeunes.
- Je propose, pour lutter à la fois contre le chômage des jeunes et celui des seniors, un dispositif de tutorat des salariés expérimentés sur les jeunes accédant au premier emploi.
- Je propose que les associations agréées puissent être aidées pour recruter des jeunes en service civique.
- Je propose un plan national pour l’apprentissage, pour démultiplier l’action des régions. J’ai dans la région Poitou-Charentes que je préside mis en place une action très efficace sur l’apprentissage en créant quatre mille places d’accueil et en créant un Institut supérieur de l’apprentissage pour les étudiants post-bac qui continuent leurs études universitaires par alternance avec un travail en entreprise. Les résultats sont là. 80 % des jeunes apprentis trouvent un emploi mais nous avons de plus en plus de mal à trouver des maîtres d’apprentissage. C’est pourquoi, je propose une mobilisation nationale pour ouvrir grand cette porte de l’emploi par l’apprentissage et la formation en alternance.
- Je propose enfin la création de bourses tremplins, comme je l’expérimente avec succès. Ceux et celles qui crée leur activité et leur emploi présentent leur projet devant les ateliers de la création et peuvent recevoir une bourse tremplin allant jusqu’à 10 000 euros pour investir. Et ça marche ! Plus de six mille emploi ont été ainsi crées à l’échelon régional, sans compter les emplois induits. C’est cinq cent mille emplois-tremplins que nous pourrions créer au niveau national. On le fera, et ça marchera ! »

Redresser la France économiquement : du local au global

« Comme je crois beaucoup à l’articulation entre le local et le global, parce que je suis une femme engagée en politique depuis longtemps et qui ai mené des combats nationaux, je vous dis qu’il n’y a pas d’écart, il ne doit pas y avoir d’écart, entre les discours que nous tenons, et les propositions que nous faisons, et ce que nous faisons effectivement comme nous sommes en responsabilité, y compris dans une collectivité territoriale. Pour moi il n’y a pas l’échelon noble qui serait l’échelon national, et puis l’échelon secondaire, qui serait l’échelon secondaire qui serait l’échelon territorial…… Alors l’objectif est simple : il s’agit de remettre les hommes et les femmes au cœur de l’économie. Nous avons donc pris des initiatives fortes et innovantes pour montrer de quelle manière ce qu’on nous disait impossible devient possible, et ce qui conduit aux propositions suivantes, car ce qui vaut pour le local vaut aussi pour le national. ….. C’est pourquoi je propose l’entrée de l’Etat dans le capital des entreprises stratégiques et d’avenir. Je le fais bien pour Heuliez, qui fabrique la voiture électrique, et dont j’ai empêché la fermeture et la délocalisation en décidant l’entrée de la Région à auteur de 30% dans le capital de l’entreprise, et ça marche. Je le fais bien en achetant l’usine New Fabris.

Je propose la création de la Sécurité Sociale Professionnelle. Je l’ai bien fait dans la Région avec mes équipes en recyclant les fonds de la formation professionnelle, et ce sont 10 000 salariés qui pourront être sauvés d’un licenciement en conservant 90% de leur salaire et leur contrat de travail en échange d’une formation professionnelle pour pouvoir rebondir, oui ça marche.

Je propose d’accélérer avec force et détermination la mutation écologique de l’économie comme nous l’avons fait dans la Région, avec la voiture électrique, la première région pour le plan énergie solaire, le premier lycée de l’après-pétrole, les premiers trains roulant aux biocarburants avec toit photovoltaïque, le premier pôle des éco-industries qui tient rassemblement en novembre prochain, les logements sociaux économes en énergie, les bonus verts pour l’électroménager, le plan zéro pesticide. Alors si c’est possible dans une région, pourquoi ça ne l’est pas au niveau national. Oui ça marche, et oui, il faut le faire. »

Extraits du discours De Ségolène Royal fête de la Fraternité le 19 Septembre à Arcueil

Claude BIANCHI

Désirs d’Avenir Aube



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Les commentaires (2)

Des Aubois à la fête de la Fraternité avec Ségolène Royal
  • Commentaire 43319 franckberr
    le 21 septembre 2010  à 15:06

    Bon discours : clair, volontariste, ouvert. Ce genre de ton aura de l’avenir c’est sûr. A voir comment cela se passera aux primaires, si l’acceuil est chaleureux parmi les loups du PS. Si elle passe ce cap, la voie est "royale". Si les gens votent, ils iront plus vers elle que tout autre candidat. Elle attirera les votes des femmes, des jeunes et des gens issues de l’immigration. Le taux d’abstention sera son pire ennemi.
    Attention tout de même, dans les quartiers populaires (là où vit le petit peuple massif, reclu et fragilisé), la défiance relative sera un peu plus aigüe et la BoboÏsation de la gauche (notamment du PS) pourra en rebuter plus d’un. Un seul exemple : notre Département. Le projet des socialistes est souvent "il faut gagner", "il faut battre la droite". Oui très bien, mais il suffit pas(plus) de dire "je suis de gauche ou du PS" pour attirer les foules. Cette carte de visite commence à s’essoufler. Quand on voit "certains gros naze"(pardon pour l’expression) de ce parti qui usent cette carte jusqu’au plastique, on se demande vraiment si le socialisme à Troyes c’est pas plutôt la majorité inamovible en place.

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  • Commentaire 43325 mohamed
    le 22 septembre 2010  à 10:35

    Non, je ne suis pas allé à la fête des socialos !
    Parce que j’estime que leurs propositions, tant au plan humain, philosophique et cinématographique sont erronées et portent à médisance.
    En pénitence, je réciterai 100 fois :
    "mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa".
    J’irai à Saint-Urbain, me confesser auprès du Très Saint-Père, en lui demandant d’intercéder en ma faveur auprès du Très-Saint-Haut. Pourtant, j’avoue ne pas être un papiste enragé.
    Je confesserai que si je n’ai rien compris aux saines propositions des socialos, qui sont pourtant claires comme de l’eau de source, c’est parce que je dors pendant qu’ils donnent leurs leçons.
    De plus, n’ayant pas suffisamment étudié Kant, je ne comprends rien à leur dialectique.
    A vrai dire, j’ai seulement compris que les socialos sont toujours "pour" quand il faut être "contre", et "contre" quand il faut être "pour" !

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