Article 2 la preuve qu’il a raison c’est que la presse le dit...
C’est un peu la règle depuis la rentrée avec la partie de renvoyette à quoi jouent le canard local et le château.
Il y a quelques jours, c’était pour nous persuader que la rigueur du patron c’est l’alpha et l’omega de la saine gestion. Aujourd’hui rebelotte pour dire que le chef n’a pas eu tort d’avoir eu raison de choisir le nom du papa de Bebel à épingler sur le quartier du Nouveau Romilly, même si son passé pendant l’occupation comporte quelques ombres.
Pour ça l’Est Eclair s’est fendu d’une interview d’une sommité en béton : Emmanuel Bréon, conservateur du Musée de l’Orangerie et créateur du Musée Paul Belmondo à Boulogne Billancourt qui comme par hasard ouvre ses portes ces jours-ci.
Et il en fait des tonnes le Bréon pour noyer le sujet qui fâche dans un plaidoyer larmoyant pour finir quand même par reconnaître au bout de 20 lignes : "Sa seule faute a été effectivement de faire ce voyage en novembre 1941 aux côtés de Kees Van Dongen, Maurice Vlaminck, André Derain, Paul Landowski, Charles Despiau…", un voyage en Allemagne organisé par Goebbels soi-même pour la seule grandeur de l’art, en tout cas c’est ce que le Paul Belmondo a dit avoir cru après la guerre.
Naïf le papa de Bébel ? Admettons ! A noter quand même que d’autres sollicités pour ce même voyage le furent moins et déclinèrent l’offre. Au mieux fut-il le cocu magnifique de ses hôtes nazis et on veut bien que ça l’ait dispensé de comptes à rendre. Cela justifie-t-il pour autant un piédestal, fût-il modestement romillon ?
En fait dans toute cette affaire il semble surtout y avoir la naïveté de notre édiléric, un peu piégé par une promesse faite à la légère à Bébel pour le remercier d’être venu, et la crainte qu’un rétro-pédalage ne porte atteinte à son image de chef infaillible.
Allez, il n’y a pas de mal à regretter un faux pas et
il peut même y avoir du panache à le reconnaître !
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