Habituellement, tout en essayant de rester sérieux, je sors quelques blagues décalées, sur AC. Je remercie Mr le Webmaster qui me permet de m’exprimer librement.
Si AC n’existait pas, il faudrait l’inventer !
Aujourd’hui, je n’ai pas envie de rigoler, j’ai plutot envie de pleurer !
Hier, j’ai appris par un média local qu’un élu, Dominique Boisseau, envisageait de transformer la Bourse du Travail en un site dédié au commerce. Et pas n’importe quel commerce.
« pas de surface alimentaire de plus de 1000 m2. pas de commerce à vocation culturelle, afin de ne pas concurrencer l’enseigne installée en centre-ville », a-t-il précisé.
Comment peut-on sortir une telle ineptie : « pas de commerce à vocation culturelle, pour ne pas concurrencer... »
Je gueule, parce que cet élu fait partie de la bande à Chirac et confrères. Le même Chirac qui a instauré en 1986, l’ordonnance du 1 décembre 1986 relative à la liberté des prix et de la concurrence.
Cette ordonnance devait permettre de réguler les prix, non plus par le contrôle, mais par le libre-jeu de la concurrence. Cette mesure est essentielle pour comprendre ce qui suit.
Faisons un peu d’histoire...
Si vous le permettez, faisons un peu d’histoire. (je sais bien que l’histoire n’est plus au gout du jour).
Au sortir de la guerre, afin de maitriser la hausse des prix, le gouvernement avait instauré les ordonnances de 1945. Bref, le contrôle des prix était mis en place.
Ce contrôle des prix n’a jamais été efficace, pour diverses raisons, et notamment parce que l’administration chargée de contrôler les prix était réduite à peau de chagrin. Dans l’Aube, il ne devait y avoir qu’une petite dizaine de contrôleurs, pour surveiller tous les commerces. Mission impossible !
Devant ce constat, notre brave Chirac a mis le pied au cul des ordonnances de 1945 qui, malgré tout, gênaient ses copains du monde commercial. Il a mis en place la "fumeuse" ordonnance de 1986 que je cite ci-dessus. Idem que pour les ordonnances de 1945, ce texte est une "usine à gaz" inapplicable. C’est la fameuse DGCCRF qui est chargée de faire appliquer cette ordonnance.
Regardons la DDCCRF de l’Aube.
La DDCCRF pouvait aligner une petite dizaine d’agents, sur le terrain (Étant à la retraite, je me torche le c... avec le devoir de réserve [1]). Cette petite dizaine d’agents devait gérer tous les problèmes liés à la consommation, tous les problèmes liés à la répression de fraudes, et les problèmes de concurrence.
Pour effectuer le contrôle du respect des règles de la concurrence : 1 seul agent. 1 seul "pékin". Et encore, le pauvre devait aussi traiter les dossiers de CDEC, assurer le contrôle de légalité des actes administratifs (marchés publics, entre autres ), j’en passe, et des meilleures.
A ce jour, la DDCCRF a disparu. Elle est devenue, elle aussi, "une usine à gaz". Les problèmes de concurrence étant traités par les quelques agents de la DR de Chalons. Impossible, matériellement, pour ces braves gars, d’intervenir efficacement dans l’Aube.
Bref, cela reflète bien la volonté de la droite : mettre en place une ordonnance fumeuse qui ne sera jamais appliquée, faute de moyens.
Tout cela pour venir à la déclaration de l’élu, hier : « pas de concurrent pour le commerce culturel du centre-ville ». Sait-il que son copain Chirac a introduit un "délit d’abus de position dominante", dans son texte de 1986 ?
Le commerce culturel existant (la FNAC) est bien "en position dominante", en centre-ville. Il a fait "des pieds et des mains" pour empêcher l’installation de son concurrent, à Saint-Parres aux Tertres !
Y-a-t-il "abus de position dominante" ? Je vous laisse juger, en jetant un coup d’œil sur les prix pratiqués par ce commerce du centre-ville.
Vraiment, ces individus se moquent bien du porte-monnaie du consommateur ! Leur seul but : enrichir les copains. Que de compromissions, de magouilles et autres joyeusetés doit cacher cette affaire.
Voilà, mon coup de gueule est donné. Je vais chialer, en silence, dans mon coin !
[1] NDLR : Mohamed n’est vraiment pas poli !











