Alain Carsenti [1] aurait voulu être un artiste... manque de bol, il s’est retrouvé dans la politique ! Et comme tous les saltimbanques à la passion inassouvie, il lui arrive de laisser aller ses sentiments et sa mélancolie...
Alain, depuis plusieurs mois, est un homme qui souffre, un artiste mal-aimé, incompris, un Claude François Valoisien. Viré du Parti Radical, il a tenté de se rabibocher avec le parti de Borloo en portant plainte contre sa famille politique. Les imbéciles n’ont pas compris que derrière cette maladresse d’un homme profondément blessé se cacher l’amour d’Alain pour le radicalisme de droite.
Au fond du gouffre, meurtri par le crépuscule du Sarkozysme Alain crie depuis plusieurs jours son désespoir ! Tendez l’oreille... dans les beaux quartiers troyens, on entend notre notaire fredonner de vieilles chansons françaises pleines de mélancolie. « Et maintenant, que vais-je faire ? » chantait-il sous sa douche mardi dernier à propos de son avenir politique. Porter plainte ? Non, ça c’est déjà fait ! Tout les jours ou presque il cherche dans les dossiers troyens de quoi faire marcher la justice française. C’est pas que ça l’amuse, mais ça le soulage de son désespoir. Quitter l’UMP ? P’têt ben... Mais, mardi dernier, Alain hésitait encore : « Ai-je ma place ? » s’interrogeait-il à maintes et maintes reprises à travers le sanglot amer d’une épouse trahie. Extrait :
« Ai-je ma place dans un parti politique [NDLR : L’UMP] dont l’un des membres, éphémère député [NDLR : François Baroin ou Menuel ?], réunit le 11 Septembre prochain les membres du parti [NDLR : L’UMP encore], en évitant certains membres très actifs [NDLR : Alain lui-même, mais il est trop modeste pour laisser son nom] et invitant d’autres, qui n’ont plus de membres que le nom puisque n’ayant plus payé de cotisations depuis 2007 [NDLR : Des noms, des noms !] ? Un ostracisme insupportable… »
Moi, j’vous avoue que j’ai laissé couler une larme sur mon clavier. Car comme Alain, au sein de ma famille politique, je m’suis aussi senti mal aimé... Comme Alain, j’ai partagé le profond chagrin de la chanson de Cloclo !
- Mal aimé, je suis le mal aimé !
Les gens me connaissent tel que je veux me montrer,
mais ont-ils cherché à savoir où me viennent mes joies
et pourquoi ce désespoir cacher au fond de moi
si les apparences sont quelques fois contre moi...
Euh.. pardon, laissons Claude François et reprenons nos esprits.
Donc, Alain le mal-aimé s’interrogeait sur son avenir. Partir ou rester ? Quitter le navire qui prend l’eau ou couler avec ? Il a tranché. Dans un nouveau billet publié jeudi 9 septembre, le conseiller municipal quitte l’UMP. « Si vous ne m’aimez pas, sachez que je ne vous aime pas non plus ! », déclare-t-il en substance dans ce courrier, à la manière d’un Pialat un soir de remise de la Palme d’or.
Ne souriez pas ! Derrière la froideur de cette lettre, se cache en vérité un homme meurtri. Un homme qui vient d’acheter l’intégral de Francis Lalanne pour tenter de noyer son désespoir et espérer un jour retrouver l’amour de l’UMP. Un homme qui pour ne pas tomber au fond du gouffre devra trouver un p’tit vice de procédure, une virgule manquante pour trainer François Baroin devant les tribunaux. Alain, on est tous avec toi !
[1] Alain Carsenti est conseiller municipal à Troyes, UMP, mais dans l’opposition










