L'article

6
sept
2010

France 1998 – France 2010 : L’histoire de la France qui (se) perd …

Le foot, le foot et encore le foot me direz-vous, pourtant cette équipe de France semble à l’image de notre société, France 1998 et sa fraternité, France 2010 pour son « chacun pour soi ».

Quelle était belle cette équipe de France !!! Avec un esprit d’équipe où les défenseurs marquaient des buts, des étoiles qui formaient une harmonieuse constellation. La France, au-delà de son équipe, était admirée comme l’image de l’intégration black blanc beur … Un certain esprit de liberté flottait, stimulant la création, l’innovation. Adidas donnait des couleurs à l’Arc de Triomphe, le champagne coulait à flot, l’optimisme était de mise au crépuscule du 20ème siècle.

Que s’est il donc passé pour que « notre » France se trouve pareillement désarçonnée sur le chemin qui semblait tracé ?

Mais revenons au foot … et à la main de Thierry Henry, certains diront la main de Dieu, je dirais la main de la honte !!! Le signe que « la fin justifie les moyens », la fin de la solidarité voire de la fraternité. Curieux parallèle avec les libérations d’otages où seule la notoriété et l’effet médiatique est recherchés. Et puis, ses déclarations d’après match où plutôt que baisser la tête, on se dresse fièrement après une arrogance toute …. sarkozienne : de petits gestes pour de petits hommes.

Le Mondial fut dans la droite lignée de sa préparation : des déclarations « abracadabrantesques » succèdent à des images que personne ne voulaient croire. La surprise du chef Domenech et la sélection de Henry ressemblent à la politique d’ouverture du Président : « soit heureux d’être à mes cotés mais surtout ne dis rien, je pense pour toi ».

Comment un tel vestiaire ne pouvait il pas exploser ? Comme notre « France » fait aujourd’hui pour rester aussi unie ? Sans cohésion, avec cette idée du « chacun pour soi et Dieu (x) pour tous », l’équipe a montré les limites de cette conception. L’argent, le retranchement du « paraître » au lieu de l’être, autant d’éléments que l’on retrouve dans notre société qui finira par exploser. Les coups d’éclats sont indispensables semble t il aujourd’hui et on revoit ses joueurs qui ne descendent pas du bus au non de la … solidarité avec M. Anelka.

Solidarité … certains semblent pourtant adepte de l’adage « diviser pour mieux régner » alors on oppose Ribéry et Gourcuff, les rites musulmans aux traditions françaises jusqu’au bouclier fiscal qui heurte la France d’en bas. L’égalité !!! Chacun revendique être un quidam à certains moments notamment au travers d’un « casse toi p’vre con » qui honore la France, et le 1er des Français lorsqu’il s’agit de pavoiser comme devant la reine d’Angleterre ou au coté d’un ex président américain. Des exemples de cette France où personne ne s’interroge sur les conséquences de ses actes.

Et voilà le travail, ses joueurs qui avaient une haute estimation d’eux-mêmes sortent au premier tour et plutôt que de faire profil bas, certains fuient sans accepter leurs responsabilités, d’autres comme Domenech ne sont pas conscients d’avoir eu une responsabilité dans cette débâcle … à l’image d’un Nicolas Sarkozy, droit dans ses bottes, qui regardera le champ de ruines et les guerres des « clans » qu’il laissera en 2017 à son successeur … Jean.

Alors France, Réveille-toi !!! Retrouve tes valeurs qui ont fait ta grandeur : ta fraternité, ton acceptation des autres. Retrouve ton dynamisme, ton innovation et ta différence dans le concert des Nations. Débarrasse-nous de cette arrogance, de cette culture du paraître.

Redonne-nous la fierté d’être Français.

post scriptum :

Cet article a été rédigé avant la prise de fonction de Laurent Blanc. Laissons lui le bénéfice du doute d’autant que quelques valeurs semblent avoir été retrouvées et une part d’arrogance abandonnée ...



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Les commentaires (4)

France 1998 – France 2010 : L’histoire de la France qui (se) perd …
  • Commentaire 42923 Bérilley Gérard
    le 6 septembre 2010  à 22:40

    Quelques remarques tout de même :
    1) "France 1998 et sa fraternité" : quelle vision idyllique, voire "révisionniste". Zidane qui savate délibérément, avec les crampons, lors du premier tour, un joueur adverse alors que, qui plus est, l’équipe de France menait aisément au score, et qui prend un carton rouge et est suspendu pour deux ou trois matchs. Le premier carton rouge d’un joueur français dans toute l’histoire de la Coupe du Monde ! Là c’était une honte, vraiment ! La fraternité, le fair-play, l’amour du jeu dans tout cela ? L’équipe de Zidane ne méritait pas de gagner la Coupe du Monde. Si une équipe de France l’aurait mérité, c’est celle de Platini, Tigana, Bossis, etc. Et peut-être aussi celle de Kopa et Just Fontaine (mais il y avait le merveilleux Brésil).
    2) Quand les arrières marquent des buts, c’est que les avants sont incapables d’en marquer !
    3) OK pour la comparaison Domenech/Sarkozy (Je l’ai déjà dit dans un précédent envoi).
    4) "Retrouve ... ta différence dans le concert des Nations". Oui, mais justement c’est quand l’équipe de France a fait cette grève de l’entrainement qu’elle a retrouvé cette différence. Seuls des français pouvait faire cela. C’était grand, c’était le refus de la méthode Domenech/Sarkozy, c’était la France qui se lève, qui refuse cette soumission de gladiateurs. Ce n’était pas Spartacus, mais un peu tout de même ...
    5) Le football, c’est le nouvel opium du peuple. Il ne faudrait quand même pas oublier cela. C’est un jeu, et j’aime quand il est bien joué, mais c’est actuellement une aliénation de premier ordre, et qui essaie de me faire accroire - quand l’équipe de mon pays gagne - que je gagne ! J’aimerais bien que quelque me dise ce que je gagne quand l’équipe de France gagne ! On nous amuse avec tout cela, et nous perdons nos Vies dans ces amusements. L’opium du peuple.
    5) Toute fierté patriotique est une fierté narcissique, et rien d’autre. Et c’est une fierté au moindre coût, car il suffirait qu’un français réalise un exploit pour que je m’en glorifie ! Cela ne me semble pas correct. Ayons simplement la fierté d’être vivant et d’être au Monde, ni plus ni moins qu’un(e) autre, cela me semble suffisant. (Mais je ne crois même pas que le mot "fierté" convient en ce sens, le mot "bonheur" ou le mot "conscience" seraient plus appropriés).

  • Commentaire 42975 franckberr
    le 8 septembre 2010  à 14:27

    Mes respects pour cette fine analyse (je remercie aussi l’auteur de ce magnifique parallèle). Cela me donne vraiment envie de répondre, car j’adore le foot.
    1). Vous avez raison, Zidane s’essuie les crampons sur un joueur des émirats et reçoit un carton rouge. Mais combien de cartons rouges sont distribués dans les matchs de foot qui se déroulent chaque WE. Les fautes, les énervements, les mauvais gestes font partie intégral du sport !! Peut être que ce joueur arrêtait pas de viser sa cheville et que énervé, Zidane a voulu lui rendre la monnaie. Ou bien il venait de se faire prendre la balle et la frustration l’a conduit à ce geste malheureux ! Mais c’est humain ce que vous dénoncez ! ça arriverait même à vous, tout le monde. Alors on cible plus parce que c’est Zidane, et c’est vrai que plus on est fort, médiatique, idolâtré, plus on a valeur d’exemple, et que peut être on doit se retenir plus que les autres. Oui je suis (un peu) d’accord avec ça (pas complètement, parce que j’aime les joueurs qui s’affichent comme ils sont). Mais enfin ! C’est rien du tout ce que vous dites. Pour moi, pas un argument en tout cas, comme vous le mettez en avant, pour dénoncer le manque de fraternité de "france 98". Vraiment pas !
    2). Bon, ce que vous dites sur le fonds est un peu vrai au niveau du shéma de jeu, mais la forme que vous y mettez, qui négative le jeu de cette équipe m’oblige à donner d’autres éléments pour compléter votre vision. Henry(3 but), Dugarry (1 but), Zidane (2 buts), trezeguet (1but), djorkaeff(1 but). C’est quand même pas mal de but marqués par des offensifs ! 3 défenseurs ont marqué : Lizarazu (1 but), Blanc (1 but) et Thuram (2 buts). Petit, milieu de terrain, a marqué 2 buts. Donc je ne vois pas comment vous tirez votre conclusion. Sur le plan du jeu, Jacquet a mi en place un 4-2-3-1 (parfois 4-3-2-1), donc une équipe solide derrière et dans l’entre jeu. 9a a été efficace et cette équipe à très bien joué défensivement et a malgré tout été offensive.
    3). également enchanté de cette comparaison rigolote et vraie !
    4) Je vais peut être surprendre, mais voilà un avis qu’il est difficile de prononcer (et malgré tout vous le faites) et que je cautionne. Avec toute cette histoire sur la grêve, dans le bus, j’ai pensé comme et avec tout le monde (ah quelle bande d’âne !). Mais avec un peu de recul, en entendant notamment les commentaires de gens qui jettent en pâture cette équipe, sans parfois connaitre vraiment les tenants et les aboutissants, je me suis un peu démarqué. Ces gamins "terribles" du foot, en avait marre de Domenech, de sa nullité qu’ils constataient depuis 4 ans, de son pseudo autoritarisme malsain, presque pervers. Anelka a lâché le premier, le quotidien L’Equipe s’est vengé pour x raison, de manière basse et mesquine, et les mutins, dans leur frustration, se sont rebellés : presque "sublime !"...Je plaisante, mais je voudrai ici tenter de "sauver le soldat Anelka". Quand il quitte l’équipe, à la mi-temps, la France n’a pas encore perdue (nul contre Uruguay, nul contre Mexique). Selon des sources concommitentes, l’altercation verbale aurait pu être la suivante :
    Anelka : « On va dans le mur. »
    Domenech lui demande alors de jouer plus haut.
    Anelka répond : « Dans ce système, personne n’y arrive. Moi, je ne sers à rien." »
    Les esprits s’échauffent et le sélectionneur lui demande de faire plus d’efforts.

    Anelka baisse la tête et marmonne : « Va te faire enculer, tu peux faire ce que tu veux avec ton système de merde. »
    Il est sorti par le sélectionneur et le lendemain en première page apparait "Va te faire enculer, sale fils de pute", alors que l’équipe de France n’a pas fini son mondial, qu’ils sont dans une phase ou ils doivent se maintenir sous pression et dans la concentration. On fait d’Anelka une sorte de Dieudonné, la tête déja sur le billot. La mère de Domenech interpelle Anelka, puis après l’histoire du bus, on parle des "blacks" qui se liguent contre les blancs, etc. Rien a changé sur ce plan. Quand on a mauvais caractère, qu’on pète les plombs, qu’on s’embrouille, quand on est de mauvaise humeur, qu’on sort de la "border line" ou du politiquement correct, il vaut mieux ne pas être noir. Sois sage, chante la marseillaise plus fort que ton voisin, assieds toi au premier rang, sourit, ne te démarque pas.
    5). Oui, le foot peut être vu comme l’opium du peuple, mais c’est surtout vrai dans les pays pauvres. Mais quoi d’autres ! A chacun son opium, la vie est un opium.
    6) Entièrement d’accord. C’est pour cette raison qu’il faut toujours relativiser, et se boucher les oreilles quand Bachelot vient faire ses leçons de morale patriotique. Je crois que les français n’ont pas été naÏfs. Ils ne le sont plus trop, enfin nous verrons bien aux prochaines élections. Vraiment, je suis en phase sur votre analyse de la fierté.

  • Commentaire 42979 Gérard Bérilley
    le 8 septembre 2010  à 22:38

    Grand merci Monsieur Franckberr pour votre commentaire de mon message. Il se fait que, lecteur régulier d’AuboisementCorrect depuis une année, c’est souvent vos interventions que je trouve les plus pertinentes, les plus intelligentes. En tout cas vous apportez toujours des éléments de réflexion, de pensée, et c’est toujours un bonheur et un enrichissement de vous lire. Je vais donc reprendre quelques uns de vos commentaires en parallèle aux miens.
    1) La fraternité dans le football je l’ai trouvée, alors que j’étais jeune, à tout jamais dans cette merveilleuse équipe du Brésil qui gagna la Coupe du Monde de 1970. Aucun geste agressif, quasiment aucune faute (combien de coups-francs sifflés contre cette équipe ?), un amour du jeu, une joie de jouer (au meilleur et vrai sens du verbe jouer), un bonheur. Je n’ai jamais aimé Zidane. On a dit de lui qu’il était un des meilleurs joueurs de tous les temps. On l’a comparé à des Pelé, Platini, etc. C’est contre cela que je m’élève. Cette équipe de France de 1998 n’a jamais eu le fair-play des brésiliens de la grande époque ou d’un Gary Lineker (avant-centre de l’équipe d’Angleterre dans les années 80-90) qui n’a jamais écopé d’un seul carton, même jaune, dans toute sa carrière professionnelle ! C’est cela que j’appelle un joueur de football, c’est cela le football que j’aime. La fraternité, elle était là, dans cette équipe brésilienne de 1970, et envers tous les joueurs du Monde. J’ai évidemment la nostalgie de ce football qui, je crois, à cause de l’argent, ne reviendra jamais.
    2) Pour ce deuxième point j’ai voulu répondre à l’auteur de l’article d’une façon générale. Je ne visais pas particulièrement l’équipe de France, celle de 1998, bien que je pense qu’il a manqué à cette équipe un vrai avant-centre, dangereux pour le goal adverse dès qu’il touche la balle, à la manière d’un Papin où mieux d’un Gert Müller (avant-centre de l’Allemagne fin des années 60, début des années 70). Sur le fond de vos remarques vous avez raison.
    3) Apparemment nous sommes tout à fait d’accord sur ce point.
    4) Sur cette affaire de "grève", j’y ai vu de suite la vieille haine de la droite contre toute forme de grève, une attaque en règle contre le principe même de grève. Les gens du peuple, par ressentiment (et c’est un des ressorts même de la politique et de la psychologie de Sarkozy, une des causes de son élection), sont tombés dans le panneau, en ne comprenant pas que l’on pouvait être payé des millions (comme ces joueurs de football) et être en même temps méprisé par les dirigeants. J’ai employé à dessin le mot de "gladiateurs", car les gladiateurs étaient tout à la fois adulés et méprisés par les romains qui les considéraient comme des hommes de seconde zone. Ces gladiateurs avaient droit à des repas somptueux, à des prostituées, etc. Mais ils n’étaient pas romains. Anelka a vu cela, a dénoncé cela en disant que ce que l’on ne leur pardonnait pas c’était d’être sortis des banlieues et de ne pas s’écraser. Dans la critique contre ces "mutins" (remarquez le mot, c’est incroyable !), il y avait du racisme, c’est indéniable, et c’était encore faire payer la faillite non pas aux dirigeants mais aux dirigés. Le sarkosisme, le domenechisme, c’est la même chose.
    5) Ce n’est pas que dans les pays pauvres que le football est un opium du peuple, mais quasiment partout. C’est plutôt partout où il y a des pauvres, de la misère, et des pauvres il y en a dans les pays riches ! Regardez l’Italie et sa religion du football. Il se peut aussi qu’il y ait un fanatisme du football lié aux pays à fort catholicisme. Il existe peut-être des études là-dessus.
    6) Cette question de la fierté et du narcissisme est une question centrale. Ce sont eux à la base de l’intolérance, du fanatisme. Quant à moi, j’aime que le football soit bien joué, et peu m’importe que ce soit untel ou untel qui le joue bien. C’est comme une pensée vraie, peu importe qui l’a énoncée, que ce soit l’un ou l’autre, si elle est vraie elle reste vraie. Nul n’est propriétaire d’une vérité.

  • Commentaire 43046 franckberr
    le 11 septembre 2010  à 14:30

    Et bien Gérard, c’est beaucoup trop d’honneur, je ne le mérite pas. Ou alors partageons ce mérite et rendons hommage à tous ces anonymes (ou moins anonymes) qui réagissent bien souvent de manière intelligente sur ce site, ainsi qu’aux fondateurs de ce site et des rédacteurs de qualités qui réveillent un peu ce bon vieux département. Mais vous savez ce que j’aime sur Internet ? Dans ce genre de mode de communication, chacun réagit sur des points de vues que l’on juge plus ou moins proche du sien, mais on ne se voit pas. On part sur un pied d’égalité dans les développements énoncés et les réflexions. Pas de préjugé sur l’apparence et tout ce qu’elle recèle (ethnique, vestimentaire, social, physique, âge,etc.). Oui, tout cela est quelque peu banni. Oui, cela m’arrange. J’aime bien cette idée, et interréagir ainsi estompe grandement (tout est relatif bien sûr) les différences. Et comme on est pas sur un site de rencontre style "Meetic" (ou l’apparence cachée se révèle in fine fatidique pour que le lien se concrétise), seules nos opinions, avis, peuvent satisfaire nos désirs de communication(ici, mode politique).
    Je viens de voir qu’effectivement vous aviez réagi en juin sur l’affaire Anelka (sur plein d’autres sujet aussi). Le premier d’ailleurs sur l’article publié et sans pseudo (ce qui est courageux, je le dis pour tout le monde). On sera pas beaucoup à le défendre vous savez. Mais bon, il vit très bien, on va pas pleurer sur son mauvais sort en équipe national (surtout qu’il est en fin de carrière). Mais vous l’avez souligné, plus que sa défense, c’est l’attitude des dirigeants (y compris ceux de la FFF) que l’on condamne. Ceux qui savent (ils ont de l’expérience, du recul) et qui calculent (comment puis je m’en sortir ?, comment récupérer cette histoire ?). Y’en a un déjà il a compris qu’on le lâcherait pas, c’est Houiller (direction Aston Villa). D’autres responsables s’en sortent bien (je parle ceux du Conseil fédéral qui avaient adoubés Domenech). J’aime pas les comparaisons nauséabondes, mais qu’on me passe l’éponge, c’est comme après Vichy, les bons petits notables souteneurs du pétainisme, on les recasent jusque dans les préfectures. Mais bon, c’est comme ça. Maintenant on tourne la page.

    Vous avez connu une belle époque je pense, ou effectivement l’argent n’avait pas encore interpénétré au plus profond le "petit" monde du ballon rond. Je n’ai vu que des extraits de ces fameuses équipes (Garincha, Vava, pelé, Müller, Beckenbauer). ça avait l’air pas mal.
    L’opium des pauvres ! oui c’est vrai. Italie, argentine, brésil, mais aussi l’Afrique, donc pas seulement le catholicisme. Mais s’il y a un lien ? Peut être. Denis Muller
    professeur d’éthique à l’Université de Lausanne a fait une étude apparemment en 2006. Il parle surtout des rituels des joueurs avant d’entrer sur la pelouse et fait une comparaison interreligieuse. Je crois que le foot est un sport simple, populaire, et accessible aux classes sociales les plus démunis mais que la religion n’est pas un facteur moteur de ce fanatisme. Je dirai plutôt que le foot est"comme" une religion, ou plus globalement une idéologie. Il contient ses rites, son histoire, ses idoles, et génère donc par soi même du fanatisme. L’élément religieux n’apparaît je pense que par la localisation où se pratique ce sport et n’est qu’un élément visuel substituable selon l’environnement où l’on se trouve. Donc pour moi, ce fanatisme c’est plutôt le manque de perspectives que l’on peut avoir dans sa vie professionnelle et sociale. En exemple je dirai qu’un bourgeois peut diversifier ses occupations (et son esprit) avec des activités culturelles plus variés, des challenges professionnels., etc.

    Concernant la fierté, à y réfléchir. Je suis fier de ce que je fais, et j’ai honte parfois de mon comportement. Mais je n’ai pas choisi ma naissance (lieu, parents, etc). Mais je sais pas, il faudrait écouter les arguments adverses.

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