L'article

2
sept
2010

Les pieds nickelés de l’opposition à François de la CAT

Très respectable majesté, Philippe 1er de Rhèges,

On savait notre département habité par quelques illuminés capables par leur verve et leur passion de s’opposer à une entreprise de belle envergure. Rappelez-vous cet excité de Montagnard perclu défenseur de dame nature Gueritte de Ville-sur-Terre qui arriva a faire plier cette antichambre d’Etat qui voulait entasser chez nous ses résidus d’expériences énergétiques. Vous ne pouvez non plus avoir oublié ces puristes de l’ARPHED qui faillirent faire capoter votre majestueux projet de palais ducal et votre salle de menuets. Ah vous les avez bien eu mon prince en retournant Beury l’homme médecine du conseil échevinal de Troyes, lui-même à la base de la contestation. S’il continue ainsi il va même bientôt devenir votre plus fidèle allié concernant la salle de Menuets, c’est dire comme vous savez faire rentrer dans le rang les plus irréductibles.

François, vicomte de Romilly et Nogent, marquis de Troyes, Duc de CAT et surintendant des finances n’a pas cette chance. Je vous ai déjà précédemment décri comme les séances de son conseil échevinal sont pénibles pour lui lors de ma missive « les Faiseux et les Diseux » et bien souffrez que certains de ses opposants non contents de chahuter ses assemblées continuent dossiers après dossiers à lui chercher poux dans la perruque. Oh non il ne s’agit pas de la Anna dite la Luxembourg. Celle-ci est arc-boutée sur la préparation du 7 septembre ; elle espère un soulèvement massif de tout le pays contre réforme des retraites. Elle a d’autres chats à fouetter que nos petits soucis provinciaux. Elle est pourtant investie dans une association de la mémoire liée au lieu qui fait l’objet de ce pamphlet, mais le rêve d’un nouveau grand soir l’emporte sur son réel intérêt des choses de la cité. Non je veux vous parler de ceux que désormais le microcosme des bonnes gens de Troyes appelle à présent les pieds nickelés de l’opposition.

Ils n’ont pourtant pas grand-chose en commun, si ce n’est d’être dans l’opposition du conseil échevinal. Dans le rôle de Croquignol on trouve le Montagnard Jaïm De La feu Bonneterie, grand donneur de leçons économiques. Comme il a terminé son œuvre professionnelle depuis fort longtemps, il se contrefout du grand soir de la Luxembourg et a donc temps à perdre en fredaines. Dans le rôle de Ribouldingue souffrez de reconnaître Marc de Bauland enseignant de son état. Vous ne pouvez pas l’avoir oublié c’était le porte flamme des défenseurs de la gentilhommière de Menois. Eh bien il est de ce combat aussi. Pour compléter le tableau Filochard n’est autre l’ancien maître notarié Alain Carsenti Tinville, l’autoproclamé accusateur public. Ces trois-là ne sont pas d’accords sur grand-chose sauf à s’opposer systématiquement à François, vicomte de Romilly et Nogent, marquis de Troyes, Duc de CAT et surintendant des finances. Ils se sont inscrits comme les chantres défenseurs du domaine public et de la mémoire troyenne.

Il faut dire que François semble décidé à porter atteinte à la mémoire collective de nos concitoyens. Pensez donc ! Après le traumatisme infligé à ceux-ci concernant la vente de notre gentilhommière de Menois (d’aucun disent-ils n’en seraient pas encore remis) celui-ci récidive et veut vendre la bourse du labeur. Quel outrage ! Le surveillant Général n’a pas semblé vouloir prendre part à la fête, on ne parle plus de lui. Il est vrai que pour l’instant il devait sans doute bader à La Rochelle les ténors de l’Internationale Socialiste en compagnie d’Olivier Echevin de La Chapelle. On ne sait pas si comme Sieur Olivier il aura eu une véritable Révélation pour Martine du Hainaut en qui ce dernier voit un véritable avenir pour notre Pays, comme il nous l’explique si doctement dans la presse locale de mardi, nous n’avons plus de nouvelles. Il s’est déjà occupé du problème des plots de notre cité, on ne peut demander au Surgé Sydor d’avoir plusieurs initiatives par trimestre...

Bref Croquignol, Ribouldingue et Filochard sont à fond. Ils dénoncent l’amateurisme des laquais de la Maison Communale lesquels ont encore soumis à François de faire votation lors du dernier conseil pour l’autoriser à brader dans viles conditions un immeuble (la bourse du labeur) au « mépris de sa valeur historique et culturelle » Je ne vois pas bien la valeur architecturale de ce tas de pierre, mais bon Alain Carsenti Tinville, n’a pas l’habitude de parler à la légère. Comme le souffle chacune de ses interventions, il sait lui…. La valeur culturelle n’est pas lié mon prince aux combats de catch ou aux thés dansants qui s’y déroulèrent d’antan, mais à la mémoire du labeur ouvrier bonnetier. Il me paraîtrait plus judicieux de défendre cette mémoire en réhabilitant une ancienne manufacture de la ville en musée de cette activité, mais Jaïm De Feu la Bonneterie semble penser que non. Après tout il était de la partie, même s’il ne reste guère trace industrielle de son activité passée sauf quelques ruines pour le dit musée, mais bon je m’égare sans nul doute.

Les trois pieds nickelés ont donc décidé de porter le pet devant le tribunal administratif. Eh oui mon prince, encore des manants ou des roturiers qui se permettent de contester un arbitrage princier. Nous vivons une triste époque. Alors tous les arguments sont bons. Encore une histoire de bail emphytéo-machin dont il faudra se préoccuper dans 70 ans. Mais Filochard Carsenti Tinville travaille pour les générations avenir, tel le moine plantant dans sa jachère des buis dont la maturité n’interviendra que bien après que les vermisseaux se soient occupés de son corps. Ah c’est beau ces gens qui se préoccupent de savoir comment dans trois générations ont réglera le problème d’une passerelle qui imbriquerait le domaine public à un bâtiment appartement à un tiers privé. Deux régimes juridiques différents ! Ah que c’est beau de ce préoccuper des problèmes financiers de nos futurs petits petits fillaux. Je doit être un peu naïf, mais il suffit peut être de concevoir une passerelle démontable… Toutes les terrasses soit disant démontables accordées dans le passé à certains aubergistes, n’ont pas semblé interpeller les pieds nickelés sur ces empiètements sur l’espace public, mais c’est du passé. Moi cela me laisse admiratif, encore que je ne comprends pas très bien. Leur fichue démocratie a ses règles. Ils semblent n’avoir pas bien compris qu’ils sont quand même dans l’opposition. On peut réclamer le débat, mais il est quand même surprenant de menacer de traîner en justice toute affaire sur laquelle on n’aura pas fait entendre raison. Curieuse approche de leur suffrage universel.

Bon en tout cas après notre gentilhommière de Menois, il faut sauver la bourse du Labeur. Grandes conférences avec les journaux locaux. Ils veulent sans doute s’allier les sympathies des meneurs des corporatismes locaux ; On attend les grandes manifestations (après le 7 septembre pour que la Luxembourg soit présente), un site internet qui ne s’appellera sans doute pas « sauvons la bourse » à l’instar de « sauvons Menois » trop connoté disent les esprits mal tournés, mais on attend. Cela aura au moins le mérite de bloquer un dossier et de laisser deux ou trois années supplémentaires la jachère fleurie qui doit ravir les montagnards adeptes de dame nature. Que vont faire les autres opposants de François, vicomte de Romilly et Nogent, marquis de Troyes, Duc de CAT et surintendant des finances, vont-ils suivre ? On n’en sait rien. Verra t-on les nationalistes défiler au coté des corporatistes du Grand Soir. François n’a pas l’air de trembler beaucoup. Nos concitoyens ne semblent pas non plus très préoccupés par le sujet. Cette opération médiatique leur apportera t-elle quelques voix pour de futures votations, nul ne le sait, en tous cas d’aucun dans ce petit groupe ne suivent pas le mouvement comme je vous l’expliquai plus avant. On verra bien. Continuez mon prince, et matez cette mini révolte au sujet des diligences de ramassage des enfants des gueux que vous consentez à organiser depuis si longtemps pour les aider par le savoir à sortir de leur misérabilisme intellectuel. Notre salle de menuets vaut bien quelques velléités écrasées. Je vous tiendrai de mon coté informé des pérégrinations des pieds nickelés.

Voilà c’est fini pour aujourd’hui, Votre Majesté. J’ai l’honneur d’être, avec le plus profond respect, de Votre Majesté, le très humble et dévoué serviteur.



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Les commentaires (4)

Les pieds nickelés de l’opposition à François de la CAT
  • Commentaire 42858 Toto de Troyes
    le 2 septembre 2010  à 12:00

    Il y a bien longtemps qu’on n’avait pas lu... bon c’est pas Cassandre mais Leo, mais qu’importe...
    Là où je suis d’accord : la mémoire ouvrière et la mémoire textile, car c’est bien de cela dont il est question et que les opposants mettent en valeur , c’est bien dans une de ces anciennes usines qu’elle serait le mieux mise en valeur : dans le site réel de leur labeur, là où ils ont sué, dans le cadre des machines que l’on pourrait faire tourner, quelque chose de visible, de lisible et pas "d’immatériel", de "virtuel" ou de reconstitué et édulcoré à la manière d’un mémorial Gaullien planté à l’ombre d’une croix Lorraine (pauvre Charles, toi qui pensait être tranquille, ils ont fait de ta retraite éternelle un grand cirque !!!)... Il ne faut pas se tromper d’objectif : la Bourse c’est tout un amalgame de "mémoires", dont la mémoire syndicale mais pas seulement... mais pas la mémoire ouvrière en elle-même !!! Oui, il ne faut pas se tromper d’objectif !!!

    repondre Répondre



  • Commentaire 42871 un lecteur
    le 2 septembre 2010  à 23:50

    "Un musée à la mémoire ouvrière". C’est beau. Je me demande ce que les ouvriers en pensent.
    Peut-être heureux et touchés qu’on reconnaisse et respecte leur dur travail ?
    Peut-être pas suffisant pour rembourser les crédits et envoyer les enfants à l’école. Parce que, ce qu’ils souhaitent le plus au monde "les ouvriers", c’est que leurs enfants ne soient pas ouvriers. Et un musée ne suffit pas pour çà.

  • Commentaire 42874 Toto de Troyes
    le 3 septembre 2010  à 00:29

    J’ai déjà posté des commentaires en ce sens : exemple : http://www.auboisementcorrect.com/5444-Troyes-a-t-elle-honte-de-son.html#forum42804

  • Commentaire 43086 un lecteur
    le 13 septembre 2010  à 22:35

    Merci de m’avoir permis de lire votre commentaire. Enfant d’ouvriers, je le trouve plein de vérités. Et j’y retrouve mes parents. On devrait faire plus d’articles dans ce genre. Ils permettent de s’ouvrir à des milieux sociaux qu’on ne connait pas.

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