A lire certaines critiques, je me demande si les internautes connaissent la chance qu’ils ont de vivre à Troyes et dans l’Aube, en général.
Ayant pas mal "bourlingué", entre Paris et les grandes villes de province, je me sens bien dans l’Aube.
Comment suis-je parvenu à ce résultat ?
Habitant généralement "en banlieue" des "grandes villes", je passais chaque matin, environ une heure et demie, pour me rendre "au boulot". (à pied et transports en commun, ce qui était le"lot commun"- pas en voiture, c’était "la galère" ! ). Idem le soir, en sens inverse.......Midi : repas à la cantine ou dans un bistrot, "sur le pouce".......Soir : j’étais fatigué. Peu de patience à accorder aux enfants.
Un jour , l’administration m’a proposé un poste à Troyes. Qu’avais-je fait pour me flanquer à Troyes ?......Je cherche "Troyes" sur une carte de france, l’administration ayant promis de ne pas m’y coller plus d’un an.....Je loue une maison, ayant la ferme intention de quitter ce "trou perdu", au plus vite.
Puis, le temps passant, ce "trou perdu" m’a plu :...... 5 minutes pour me rendre "au boulot"......repas en famille.....petite sieste.......ambiance familiale préservée......charme tranquille d’une petite ville de province.
Vous me répondrez qu’à Troyes, l’offre culturelle est restreinte, etc....Mais en "grande ville", il fallait beaucoup de pognon pour bénéficier de divertissements de qualité. Ce n’est pas pour rien qu’en "grande ville", je percevais une prime salariale supplémentaire.
Evidemment, tout n’est pas "rose", à Troyes :
Absence de filières d’études supérieures dignes de ce nom, ce qui n’a pas empêché mes cinq enfants de fréquenter la "fac" et les grandes écoles situées hors département .
Absence d’établissement hospitalier digne de ce nom. Pas de "professeur", évidemment......Les chirurgiens renommés filent vers les "pompes à fric"......Mais Paris n’est pas trop éloigné.
Par contre, ici, j’ai l’impression d’être en vacances à durée indéterminée.
Le soir, je m’endors,sans crainte, fenêtre grande-ouverte, au doux hululement de la chouette.
Bref,cessons de "cracher dans la soupe".











