A Troyes, Jaïm Mayar (PS), Marc Bauland (PRG) se sont associés à Alain Carsenti (ex radical de droite, UMP) pour mettre à terre le projet commercial porté par François Baroin. Les trois hommes viennent officiellement de poser un recours devant le tribunal administratif visant à faire annuler la procédure de « concession d’aménagement » de la Bourse du Travail. Au delà du fond sur lequel nous reviendrons prochainement, ce recours semble provoquer quelques remous au sein de l’opposition.
Alliance de la carpe et des lapins pour les uns, entente de circonstance pour les autres, association « gagnant/gagnant » pour les plus optimistes... Cette nouvelle histoire d’amour entre le représentant de droite qu’est l’ancien notaire et les responsables de gauche soulève déjà de nombreuses interrogations.
La première est l’absence remarquée de Philippe Beury. Le vice-président du Mouvement Démocrate, qu’on peut difficilement soupçonner de "baroinophilie", goûte de moins en moins l’opposition systématique de ses camarades et encore moins l’utilisation de la justice pour parvenir à imposer des choix politiques minoritaires. Pourtant en désaccord sur le programme proposé par la municipalité, il considère que le passage par la case « tribunal » est ici une très mauvaise solution.
Les deux écologistes, Françoise Delplanque (Europe-Ecologie) et Dominique Deharbe (ex-verts) sont eux aussi absents de cette photo. Manque également à l’appel, la composante communiste de, feu, la gauche plurielle. Anna Zajac préfère manifestement faire cavalier seul avec son association « Bourse du Travail, mémoire vivante » et ne partagerait pas vraiment l’enthousiasme de ses camarades à servir la soupe à un homme de droite comme Carsenti.
Bref, c’est en ordre dispersé que l’opposition aborde ce dossier. Et si dans cette opposition, tout le monde s’accorde à critiquer les errements du projet porté par la municipalité, personne ne semble d’accord sur la méthode à employer, ni même sur la nature d’une alternative.










