Je me permets d’ajouter mon grain de sel à l’édito de notre toubib préféré.
Ce matin, je me suis levé du pied gauche : j’étais de mauvais poil !
Je balade mon chien, avale un "café-tartines", puis me mets en route vers la banque.
Dans la bagnole, je fais bien attention à ne pas rouler à plus de "50", en me pointant face au radar . Surtout pas "51" !
Arrivée sur le parking payant. La barrière est en panne. Il faut faire la queue pour obtenir un ticket.
Passage à la banque. Le guichetier est seul. Je poireaute à nouveau. Le pauvre m’expédie en 3 secondes.
Retour à la bagnole : je vérifie les papiers du banquier. Dans sa précipitation, le pauvre s’est trompé : je suis devenu multi-milliardaire !
Retour à la banque. Je poireaute à nouveau. Le banquier, la mine déconfite, rectifie l’erreur.
Retour à la bagnole.
Mince, pas de pièce pour payer le parking. Je dois faire la manche !
Heureusement que des ames charitables se penchent sur mon triste sort.
Je quitte le parking, en faisant attention à ne pas accrocher la bagnole aux plots installés par un imbécile heureux.
Je repasse devant un radar.
Attention : pas "51" !
Arrivée à la maison. Je dois appeler un service social.-téléphone- j’ai droit à la petite musique, le bla-bla-bla habituel. Ca sonne !.... Au bout de 3 minutes : "en raison d’encombrements, veuillez..."
Je recommence...meme topo.
Soudain, le téléphone sonne. Chic, ils me rappellent.
Pas de bol, c’est un marchand de panneaux solaires.
Il y en a marre !
Vite, une bière pour me calmer.
Non, c’est l’heure de l’apéro.
Apéro, saucisses-frites, sieste.
Après-midi : Je vais rendre visite au nouveau-né de ma nombreuse descendance.
J’achète un bouquet de fleurs et file à la maternité de l’hosto troyen.
Au bout d’un quart d’heure, je trouve une place pour garer la bagnole. Pas étonnant qu’il y ait tant de malades. La faute au stress ?
Mon bouquet de fleurs doit être, lui aussi, transporté d’urgence : il a pris un sérieux coup de chaud.
Arrivé dans le hall d’accueil de la maternité de notre hôpital troyen, je cherche l’accueil.... Pas d’accueil !.
Je vois une file de patients qui poireaute, chacun tenant son précieux ticket en main.
Je vais donc, chercher, de même, un ticket. Au bout d’un bon quart d’heure, mon tour arrive. Je me présente :
"momo, je viens rendre visite à ma dernière-née.
vous n’avez pas vu le téléphone ! ce n’est pas l’accueil, ici. Il y a un téléphone !
je demande pardon, madame, je n’ai pas vu de téléphone.
vous ne pouvez pas le voir, il est sur le mur, derrière vous !
Pas de bonjour, ni s’il vous plait, ni merci, ni au revoir. Pire que la prison !
Je trouve enfin le fameux téléphone. Une voix charmante m’indique le numéro de la chambre dans laquelle je dois me rendre.
A l’hosto, je m’attendais, à l’accueil, à etre accueilli par une charmante jeune fille...que j’aurais éventuellement draguée, si affinités.
Pas de bol, momo ! Fini les filles.
Dorénavant, pour t’accueillir à l’hosto, il y a le téléphone, à condition de le trouver ! Même pas un jeu de piste "au téléphone", pour divertir les gamins !
Mon bouquet de fleurs tire la gueule.
Pas un sourire, pas une pancarte écrite de manière courtoise. La prison !
Vivement ce soir ! Un témesta avalé avec un grand verre de pinard. Je me reposerai un peu, ne sachant ce que demain me réserve .
Tout cela pour exposer que les politiques n’ont vraiment rien compris ! Quand naitra le fantasque corniaud qui appliquera la devise de notre beau pays : "liberté, égalité, fraternité" ainsi que la déclaration universelle des droits de l’homme, notamment l’article 25 : "toute personne a droit...son bien-être."
Je cherche "bien-être" dans mon dictionnaire.
« "bien-être" : sensation agréable que produit la pleine satisfaction des besoins - situation financière qui permet de satisfaire les besoins essentiels. »
Inutile de discourir inutilement, messieurs les politiques. Relisez la déclaration universelle des droits de l’homme. Vous aurez tout compris.
FOUTEZ NOUS LA PAIX !
mohamed










