L'article

20
août
2010

Eau : Pourquoi payons-nous si cher ?

Comme tous les ans, même époque, je viens de recevoir ma facture d’eau. L’augmentation du prix est une nouvelle fois sévère.

Alors que l’eau est "un bien tombé du ciel", c’est à dire qu’il ne coute pratiquement rien à produire, ainsi qu’à distribuer, le prix devient prohibitif !

Pourquoi ?

Remontons le cours du temps. Il y a une cinquantaine d’années, et ce, depuis toujours, l’eau était distribuée par les collectivités locales, c’est à dire, par "la mairie". C’est ce qu’on appelait une régie, "la mairie" ayant capté les sources et installé les canalisations qui amenaient l’eau chez les abonnés.

Cela ne coutait pas grand-chose, les installations ayant souvent été amorties depuis longtemps. De plus, "la mairie" ne prenait pas de bénéfice sur la distribution de l’eau.

Or, peu à peu, les élus devenant probablement plus laxistes (pour rester poli), et subissant la pression des entreprises privées, ou, en raison de motifs inavouables (comprenne qui voudra), les collectivités concluaient avec une société privée, ce que l’on nommait généralement "contrat d’affermage". c’est à dire qu’une société privée a pris la place de "la mairie" pour distribuer l’eau.

Ce faisant, l’entreprise privée s’est versée, au passage, un bénéfice, sur le dos des abonnés, alors que la régie, comme je l’expose ci-dessus, ne prenait pas de bénéfice.

Ces contrats d’affermage ont changé de nom. actuellement,on les nomme : "délégation de service public". ça fait plus beau, mais c’est la même chose.

Bref, si nous payons l’eau si chère, c’est parce que les élus ont cédé leur compétence aux entreprises privées.

Je ne veux pas entrer dans le détail des contrats liant les collectivités aux entreprises privées. Cependant, ces entreprises "imposent" leurs formules de révision de prix aux élus qui, je le regrette, comparent ces formules à du charabia. Alors qu’il serait si simple de s’y concentrer un petit moment pour comprendre , et ne pas subir.

Or, ces formules sont fortement inflationnistes.

D’où, bénéfices+formule de révision inflationniste+absence de concurrence, cela donne des prix prohibitifs.

Ensemble, unissons nous, et demandons que tous les services publics soient gérés par des services effectivement publics, et non par des entreprises privées.

Ce raisonnement parait très simple, voire, simpliste, pourtant, il reflète la réalité.

P.S. Ne nous laissons pas intimider par la forme que prend la facture que nous recevons : enveloppe à entête de la république, facture au nom de la collectivité "X". Cela est du "flan". Tout part dans la poche d’une entreprise privée qui se cache derrière des aspects officiels, afin de mieux nous berner !

mohamed



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Les commentaires (26)

Eau : Pourquoi payons-nous si cher ?
  • Commentaire 42437 Charpentier
    le 20 août 2010  à 16:11

    N’oublions pas les "indemnités" du président et du vice-président du syndicat départemental des eaux de l’Aube, soit pour le 1er 37,41% de l’indice brut 1015 et pour le second 18,70% dudit indice.
    ( indice brut 1015 = 3771,24 € / mois )

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  • Commentaire 42444 claudeh
    le 20 août 2010  à 18:12

    Nous payons les actionnaires de Saur, Lyonnaise des eaux, Véolia qui eux ne vivent pas d’eau pure mais de sale monnaiese(copie):-).

    On peut s’étonner que le syndicat des eaux ne soit pas moins cher ou qu’il ne réponde pas toujours aux appels d’ offres ?(c’est une question, je ne connais pas assez les moyens et politique de ce syndicat)

    Nous payons parfois les traitements pour purifier l’eau polluée par les agriculteurs et les jardiniers amateurs.
    Exemple, les résidus dérivés de l’atrazine continuent à être présents, voir en hausse, alors que ces produits sont interdits depuis des années et dont le traitement est très onéreux, alors on laisse ou on décompose le produit en plusieurs sous produit pour s’éloigner des seuils limites.
    On peut également connecter deux réseaux pourris qui ont des pollutions différentes, en mélangeant on s’éloigne des limites autorisées.
    Mais bien sûr, cela ne se voit pas chez nous dans l’aube:-)

    Parce que l’on continue à voter pour les élus qui nous pigeonnent, mais pas tous, je donnerai des noms:-)

    Parce que l’on rale au zinc des bistrots ou sur le blog number one du département quand la facture arrive et ensuite de l’eau coule sous les ponts !

    Si je donne des solutions alternatives, doc Loc va dire que je fais du mimétisme communiste verbeux, alors il ne reste plus que me jeter à l’eau(maman bobo).

  • Commentaire 42451 Locatelli
    le 20 août 2010  à 20:07

    Je ne le dirai pas ! je pense que les meilleurs systèmes se parasitent tous de la même façon ! C’est encore plus facile en néolibéralisme pur et très dur en sarkosysme agressif et corrompu jusqu’à l’os !

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  • Commentaire 42504 DAS
    le 21 août 2010  à 09:53

    Bonjour,

    J’ai eu l’occasion de connaitre un maire qui s’est "battu" pour garder la distribution de l’eau et faire son travail en offrant un vrai service public. Mais après son départ, l’entreprise privée à vite pris la place, avec toutes les conséquences. Ce qui est fou c’est qu’aucun habitant n’a semblé dérangé par cela ????

    Il faudrait plus d’élus comme ce maire ayant du courage, des valeurs morales et un sens des responsabilités envers la population.

    Mohamed a raison, le vrai service public c’est ce qu’il y a de plus juste dans notre pays, il faut faire le maximum pour le sauver ou le restaurer. Le capitalisme ne fait que tromper, appauvrir et "exploiter" les gens.

    Gardons espoir...

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  • Commentaire 42513 jojo
    le 21 août 2010  à 10:41

    J’ai meme connu une commune, dans laquelle, l’eau du robinet coulait gratuitement !
    Les quelques charges du service des eaux étaient supportées par le budget communal.
    Cela ne devait pas couter bien cher, puisque les impots locaux étaient quasi-inexistant

  • Commentaire 42515 Colete
    le 21 août 2010  à 10:47

    Coucou toi.
    Elle est loin l’époque ou l’eau valait 1Fr, ancien !
    Nous vivons dans un pays de voleur, pour enrichir les riches et appauvrir les pauvres.

  • Commentaire 42517 jojo
    le 21 août 2010  à 11:07

    Tu as raison, colete.
    Il y en a marre de se faire plumer par des entreprises privées.
    Que les élus assument leurs responsabilités !

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  • Commentaire 42592 Toto de Troyes
    le 21 août 2010  à 18:24

    Oui l’eau a augmenté et la privatisation de sa distribution, qui par le jeu de la concurrence devait garantir les prix les meilleurs (c’était le discours de l’époque) n’a pas eu l’effet escompté !!! Et c’est pareil dans bien des domaines où les services publics ont laissé place à des entreprises privées et à la concurrence... Reste qu’aujourd’hui, s’il faut effectivement rétribuer grassement quelques actionnaires sur le dos des consommateurs, il ne faut pas oublier que le prix de l’eau est lié à sa "purification" et à son traitement (faire payer aux consommateurs la pollution des agriculteurs et des industriels !!!), comme dit précédemment, ainsi qu’au retraitement des eaux usées !!! Combien de communes ont du renoncer à la régie au moment de devoir passer à l’assainissement collectif dont le coût était supporté par le prix de l’eau qui augmentait ??? Comment la pression se fit pour que les communes abandonnent un assainissement individuel (qui n’était pas satisfaisant selon les techniciens : combien de campagnes d’études "subventionnées" ont été menées pour le démontrer et pour convaincre des bienfaits de l’assainissment collectif ???) pour un assainissement collectif ? Combien après avoir payé cet assainissement individuel durent quelques années plus tard payer de nouveau pour les neutraliser, condition pour qu’ils soient raccordés à l’assainissement collectif ??? Assainissement collectif qu’ils devaient payer de nouveau par le jeu de la hausse brutale du m3 d’eau et des abonnements !!! Les normes imposées, toujours de plus en plus drastiques, certes sous l’argument de la protection des hommes et de son environnement, ont toujours procuré des marché juteux ; n’est-ce pas toujours les mêmes grosses entreprises que l’on voit réaliser ces travaux ? Pourquoi l’assainissement des eaux par le système lagunaire a tant de mal à être reconnu et normalisé par la législation française alors que dans bien d’autres pays européens (dont l’Allemagne), il est reconnu depuis un certain temps, déjà ???

  • Commentaire 42593 jojo
    le 21 août 2010  à 18:48

    cher toto,
    je ne suis pas d’accord avec toi, lorsque tu affirmes "que le prix de l’eau est lié à sa "purification" et à son traitement."
    en ce qui concerne le bourg de l’agglo dans lequel je vis, le seul traitement effectué consiste en une "javellisation".
    l’eau qui sort de mon robinet n’a pas subi d’autre traitement.
    la preuve : il n’y a pas d’installation de traitement de l’eau potable, là où elle est pompée.
    seulement une installation de "javellisation", afin de prévenir les pollutions qui se produiraient dans les conduites.
    regardes l’analyse qui est effectuée par les services de l’état.
    on y retrouve tous les pesticides utilisés en agriculture.
    les normes seraient respectées, parait-il.
    je suppose que cela te fait sourire
    nous avons la chance de ne pas vivre dans certains coins de france, dans lesquels les taux de nitrates sont largement dépassés.
    cette eau ne subit aucun traitement pour éliminer les nitrates.

  • Commentaire 42597 Toto de Troyes
    le 21 août 2010  à 18:57

    Oui, ton captage n’est "que" javellisé... C’est souvent le cas dans l’Aube. Mais dépends-tu d’un réseau plus vaste ? Ne participes-tu pas à la mutualisation des efforts de traitement sur d’autres captages ??? Bref, c’est que je dis : cette hausse de prix trouve toujours une justification pour le profit de quelques uns : entretien du réseau et surtout renouvellement (il paraît qu’il y a d’énormes quantité d’eau qui s’évaporent dans la nature parce que certaines parties des réseaux seraient pourries...). Quand au retraitement et à l’assainissement : il ne serait pas, chez toi, supportés par le prix de l’eau ? Il faudrait pouvoir, au moins à l’échelle départementale, comparer le prix en fonction de réseaux, des captages, des services... pour avoir une image bien précise...

  • Commentaire 42602 jojo
    le 21 août 2010  à 20:26

    je pense que nous nous écartons du sujet.
    momo semble avoir raison de dire que les services publics devraient être assurés par des services publics, et non par des entreprises privées qui n’ont qu’une idée en tête : faire le plus de pognon possible, sur le dos de la vache à lait. (ou la gourde à eau, pour rester dans la flotte).
    il a bien expliqué que les "privés" s’interessaient surtout à leurs bénéfices.

  • Commentaire 42603 jojo
    le 21 août 2010  à 20:47

    cher toto,
    "das" qui a répondu, ce matin, à 9 h 53 semble avoir bien "pigé" l’arnaque

  • Commentaire 42604 Toto de Troyes
    le 21 août 2010  à 23:36

    C’est pas ce que j’ai dit, mais de façon plus nuancée ? Montrant que derrière tout àa, il y a des marchès très "juteux" ??? C’est comme le "Vert" ou "Bio" ou "développement durable" aujourd’hui !!!

  • Commentaire 42607 claudeh
    le 22 août 2010  à 08:14

    Il est important de connaître le rendement du réseau d’eau qui baisse en fonction des fuites dont tu fais allusions dans ta réponse.
    Le rendement doit apparaître dans le rapport annuel du délégataire et est diffusé lors d’un Conseil Municipal.
    Ce rendement est une bonne image de l’état de vétusté du réseau.
    La priorité actuelle de la plupart des Municipalités étant d’abord de supprimer les canalisations en plomb et cet investissement est important étant donné le délai imposé.
    Quand aux alternatives possibles et au débat public/privé, comme toujours, si on est radicalement honnête, on va être taxé de mimétisme communisme verbeux.
    Ce qui n’empéchera pas les mêmes personnes d’écrire à juste raison qu’il y en a marre de faire payer les pauvres.
    On râle , mais il faut rien changer ou si peu !
    Il est d’ailleurs intéressant de faire le rapport entre la couleur politique des municipalités et leur choix en la matière.
    Le regroupement des villes en intercommunauté permet de reétudier la faisabilité, car il faut une taille minimale pour qu’une reprise en régie municipale ou syndicat soit possible et une Communauté d’agglomération a souvent cettte dimension, mais elle n’en a pas obligatoirement la compétence et et la volonté politique.

  • Commentaire 42608 olivebrius
    le 22 août 2010  à 09:52

    Claudeh a écrit :
    "Il est important de connaître le rendement du réseau d’eau qui baisse en fonction des fuites dont tu fais allusions dans ta réponse.
    Le rendement doit apparaître dans le rapport annuel du délégataire et est diffusé lors d’un Conseil Municipal.
    Ce rendement est une bonne image de l’état de vétusté du réseau.
    La priorité actuelle de la plupart des Municipalités étant d’abord de supprimer les canalisations en plomb et cet investissement est important étant donné le délai imposé.
    "

    Très intéressant mais il est des communes qui pour des raisons d’opportunité de gestion (ya pu d’sous) cachent aux citoyens ce rendement (ici, perte de 20 à 30% de la quantité prélevée à la ressource !!) Y a-t-il des textes de loi imposant de communiquer en CM ce rendement et de le publier ?

    Quant à la nécessité légale de changer les branchements en plomb, Claudeh peux-tu nous en préciser les délais ou mieux encore nous donner la référence des textes de loi qui la définisse ? D’avance merci

  • Commentaire 42610 claudeh
    le 22 août 2010  à 10:24

    Sous toutes réserves, vue la lourdeur et le changement fréquent des réglementations :

    La teneur en plomb dans l’eau sera dans une première phase transitoire limitée à 25 µg/l jusqu’au 25 décembre 2013 puis abaissée à 10µg/l à compter du 25 décembre 2013 (cf. Arrêté du 11 janvier 2007). Pour ne pas dépasser ces valeurs limites et se mettre en conformité il faudra en général remplacer les canalisations en plomb.

    L’arrêté du 11 janvier 2007 fixe notamment une obligation de résultat en ce qui concerne la teneur en plomb dans l’eau.
    Cet arrêté n’impose pas de changer les canalisations en plomb, d’autres moyens pouvant être utilisés (chemisage des canalisations par exemple) pour ne pas dépasser les valeurs limites.

  • Commentaire 42614 claudeh
    le 22 août 2010  à 11:21

    Suite réponse :
    Article L2224-5
    Le maire présente au conseil municipal ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale présente à son assemblée délibérante un rapport annuel sur le prix et la qualité du service public d’eau potable destiné notamment à l’information des usagers.
    Ce rapport est présenté au plus tard dans les six mois qui suivent la clôture de l’exercice concerné.
    Le maire y joint la note établie chaque année par l’agence de l’eau ou l’office de l’eau sur les redevances figurant sur la facture d’eau des abonnés et sur la réalisation de son programme pluriannuel d’intervention.
    Le rapport et l’avis du conseil municipal ou de l’assemblée délibérante sont mis à la disposition du public dans les conditions prévues à l’article L. 1411-13.
    Un décret fixe les indicateurs techniques et financiers figurant obligatoirement dans le rapport prévu ci-dessus ainsi que, s’il y a lieu, les autres conditions d’application du présent article.

    Parmi les données du rapport : extrait
    3° Indicateurs de performance :
    - données relatives à la qualité des eaux distribuées recueillies dans le cadre du contrôle sanitaire mentionné à l’article R. 1321-15 du code de la santé publique et taux de conformité des prélèvements sur les eaux distribuées réalisés au titre du contrôle sanitaire par rapport aux limites de qualité pour ce qui concerne la microbiologie et les paramètres physico-chimiques ;
    - indice de connaissance et de gestion patrimoniale des réseaux d’eau potable ;
    -rendement du réseau de distribution ;-indice linéaire des volumes non comptés ;
    - indice linéaire de pertes en réseau ;
    - taux moyen de renouvellement des réseaux d’eau potable ;
    - indice d’avancement de la protection de la ressource en eau.

  • Commentaire 42617 olivebrius
    le 22 août 2010  à 15:33

    Merci à Claudeh pour toutes ces précisions (d’autant plus appréciables que les références des textes y figurent).
    Bien sûr je suis allé sur internet consulter ces textes de loi dans le détail et de fil en aiguille...

    Sur le site Waternunc.com, il y a tout un dossier à propos de l’eau et du plomb ; dans un document de presse de La Lyonnaise des Eaux assez vieux (1999 je crois), on trouve cequi suit (extrait) :

    "Le plomb dans l’eau  :
    L’eau constitue également une source d’apport en plomb, notamment dans les régions où l’eau est douce, peu minéralisée. L’eau douce, « agressive » peut contribuer à dissoudre le plomb des tuyauteries en plomb.
    La présence de plomb dans les eaux naturelles provient également, de la dissolution des roches et des minerais qui en contiennent, de la pollution atmosphérique, ainsi que des effluents industriels.

    Les effets sur la santé

    Le plomb est pour l’homme un élément toxique à effet cumulatif. A partir d’une forte dose journalière répétée pendant une période suffisamment longue, le plomb est susceptible de provoquer des effets nocifs.
    Il est , en grande partie, éliminé par l’organisme. L’adulte élimine 90% du plomb qu’il ingère. Un enfant n’en élimine que 50%.
    Les doses admissibles de plomb qui ont servi de référence à la fixation de la norme pour l’eau sont établies en fonction des individus les plus « vulnérables » au plomb : les jeunes enfants et les femmes enceintes. C’est le « principe de précaution ».
    Le risque sanitaire le plus probable est le saturnisme provoqué par une trop forte teneur de plomb dans le sang. Les troubles graves de cette maladie, encéphalopathie et régression du développement intellectuel chez l’enfant, troubles digestifs et neurologiques chez l’adulte, ne s’observent cependant que chez les individus à santé précaire, ayant absorbé une quantité importante de plomb (via les vieilles peintures à base de plomb le plus souvent).

    Quelles sont les zones concernées en France ?
    La présence de plomb dans l’eau potable provient principalement des tuyaux en plomb utilisés en branchements, les matériaux constitutifs des réseaux intérieurs (soudure et plomberie domestique). La libération de plomb provenant des conduites de plomb est favorisée par l’agressivité de l’eau. Les eaux faiblement minéralisées et acides (pH<7) sont les plus agressives (Massif central, massifs vosgien et breton). Le pH et le TAC (teneur en bicarbonates) sont deux paramètres clés : les valeurs de pH 8 et TAC 8°F sont souvent recherchées pour limiter les risques de relargage de plomb, tout en respectant l’équilibre calco-carbonique de l’eau.

    De nombreux autres facteurs interviennent dans le relargage du plomb dans l’eau : temps de stagnation, température, vibrations dues au trafic urbain, état de la canalisation (âge, longueur, diamètre).
    L’emploi du plomb pour les conduites internes et les réseaux publics est interdit en France depuis le mois d’avril 1995. Les normes techniques internes de Lyonnaise des Eaux imposent aux exploitants de réseaux de ne plus poser de branchements en plomb depuis la fin des années 70. La majeure partie des branchements est aujourd’hui réalisée en tubes de polyéthylène.

    La réglementation française et la directive européenne de décembre 1998 :

    Les textes français et européens prescrivent actuellement une teneur maximale de 50 µg/l de plomb dans l’eau de boisson.
    La nouvelle directive prévoit une réduction de cette teneur à 25µg/l au 25/12/2003. Le 25/12/2013, la teneur devra être abaissée à 10µg/l.
    Ces nouvelles valeurs paramétriques de 25 et 10µg/1 doivent être respectées au robinet du consommateur, le contrôle étant effectué en utilisant une méthode d’échantillonnage représentative d’une valeur moyenne hebdomadaire du plomb pouvant être ingéré par les consommateurs.

    L’abaissement de la norme en plomb constitue probablement la modification majeure de là réglementation européenne (décembre 1998) en matière d’eau potable.

    Bien que la valeur actuellement en vigueur de 50µg/1 est conforme aux normes de potabilité, l’abaissement à la valeur paramétrique de 10µg/1 correspond à une volonté politique de tendre vers le risque zéro."

  • repondre Répondre



  • Commentaire 42633 que d’eau
    le 23 août 2010  à 09:08

    Il est un peu simpliste de lier "tarif de l’eau" et "gestion privée"...

    Il faut regarder les chiffres (voir le comparatif sur le lien suivant)
    par exemple à Clermont Ferrant et Rennes qui sont parmi les villes où l’eau est la moins chère, le service est assuré par Véolia et la Lyonnaise ...

    En tout cas dans l’aube le SDDEA n’est pas moins "cher" que le "privé"

    Et pour les nostalgiques du bon vieux temps ou l’eau était gratuite... ne pas oublier qu’un réseau avec ses conduites ça s’use et qu’il faut changer quelques tuyaux par ci par là

    Par ailleurs dans la facture est également pris en compte l’assainissement et diverses taxes (voies navigables...) qui doublent le prix de l’eau seule.

    Et je ne parlent pas des aberrations : tarif dégressif (plus tu consommes, moins tu paies cher le m² d’eau... )

  • Commentaire 42643 mohamed
    le 23 août 2010  à 12:44

    En voilà au moins un qui n’a rien compris.
    Cela me fait plaisir.
    Il est moins con que les autres, celui-là.
    Il a bien compris que pour s’enrichir, il fallait lécher le cul des entreprises qu’il cite.
    Ces gentilles entreprises qui ne s’enrichissent pas sur le dos des gentils français, mais en faisant trimer le gentil prolétariat !

  • Commentaire 42644 mohamed
    le 23 août 2010  à 12:47

    Si tu n’as pas compris le message, c’est que tu es encore moins con qu’il n’y parait !

  • repondre Répondre



  • Commentaire 44816 spc
    le 6 décembre 2010  à 09:53

    on est prisonier de l’eau alaide :’-( mais quesque un Taxe voies navigable de France svp

    repondre Répondre



  • Commentaire 49408 Asyoulike
    le 12 septembre 2011  à 01:52

    Le simple fait de ne pas être d’accord avec toi ne signifie pas qu’on a rien compris...
    A défaut d’être cultivé, tu pourrais pour le moins te renseigner avant de publier un tissu d’inepties...
    "Alors que l’eau est "un bien tombé du ciel"(..), le prix devient prohibitif" => Principe du "l’eau paie l’eau" où l’on trouve la modernisation du réseau, la lutte contre la pollution, les diverses taxes (dont la TVA).
    "Il y a une cinquantaine d’année" => Pas la peine d’aller aussi loin, la DSP remonte a 1993.
    "La mairie ne prenait pas de bénéfices sur l’eau" => En effet on parle de redevance, mais ça n’a pas changé, le délégataire perçoit une redevance ce qui est le principe même d’une DSP, un petit tour sur Légifrance, ou même sur wikipédia avant de publier ?
    "motifs inavouables" => on passe la paranoïa du "mec-qui-sait"
    "on appelait généralement contrat d’affermage" ça n’a pas changé, c’est une des trois formes de la DSP, même si je pencherai plus pour une concession pour Troyes et son agglomération.
    "les élus ont cédé leur compétence" => non, ils l’ont déléguée, tu vas certainement dire que je joue sur les mots, je te répondrais que tu ne saisis pas la différence...
    "Je ne veux pas entrer dans le détail des contrats liant les collectivités aux entreprises privées." => Evite en effet, t’es manifestement pas juriste.
    "ces entreprises "imposent" leurs formules de révision de prix aux élus" => Non plus, on est plus a une connerie près, les seules révisions possibles, outre le fait qu’elles doivent être prévues dans le contrat d’origine, sont basés sur des Indices INSEE, je veux bien croire que tes entreprises aient le bras long mais là le complot entreprises + élus + statisticiens...
    Au final tu as raison sur deux points : l’eau est chère et elle souffre du manque de concurrence dans ce domaine, on remerciera le législateur (un élu au passage, sont peut être pas tous pourris finalement) pour les lois Sapin, Barnier et Mazeau qui règlemente la DSP et notamment dans la distribution de l’eau potable.
    Allez ton article a un an, peut être que depuis tu évites d’avancer des hypothèses hasardeuses sur des domaines que tu ne maitrises pas, mais au vu de tes derniers articles, je n’en suis pas convaincu...

  • Commentaire 49412 mohamed
    le 12 septembre 2011  à 09:49

    En fait d’inepties, tu tiens une sacrée couche !*
    Je ne vais pas reprendre, point par point, ce que tu exposes : ce serait trop long.
    Connais-tu ce que signifie "formule de révision", puisque tu la cites ?
    Une formule de révision se compose d’un "terme fixe" qui devrait être porté à 0,15 minimum. Il se situe plutôt aux alentours de 0,125. Plus de terme est élevé, moins le prix de l’eau augmente. Le terme fixe, ou "partie fixe", est censé représenter les charges fixes de l’entreprise.
    L’entreprise a donc interêt à ce qu’il soit le plus faible possible, voire, inexistant.
    Les autres paramètres de la formule devraient représenter les coùts de fonctionnement de l’entreprise, dans le cas d’un affermage, par exemple. C’est le mode d’exploitation le plus courant. Ce terme "affermage" n’est plus utilisé. Il est remplacé par "délégation de service public". Cherche la différence entre affermage et concession, tu comprendras mieux.
    Les différents paramètres sont "pondérés", de manière à ce que le total soit égal à "1".
    par exemple : partie fixe : 0,15
    main d’oeuvre : 0,30
    énergie : 0,25
    services divers : 0,30
    total : 1
    Ceci est un exemple ne correspondant pas à la réalité, mais je veux faire court.
    Le choix des indices : la règlementation demande que les indices soient en rapport avec l’objet du service : on n’indexe pas le prix de l’eau sur celui des bananes. quoique... il y aurait beaucoup à dire à ce sujet.
    Généralement, on se réfère aux indices insee. ( connais-tu la différence entre "indice et "index" ?)
    Indice insee : c’est plus pratique.
    Cependant, en ce qui concerne les salaires, par exemple, l’entreprise choisit souvent un indice publié par une entité professionnelle autre que l’insee.
    Services divers : on retient généralement l’indice "psd" de l’insee.
    Il y a le "psda", le psdb", etc..
    Les entreprises préfèrent le psdb qui n’est pas en relation avec l’objet du contrat, mais le psda est bloqué, me semble-t-il.
    De toute façon, elle choisisse le "psd" le plus inflationniste.
    Quelques points :
    Il est recommandé de revoir règulièrement la formule de révision parce que, le temps jouant, le terme fixe perd sa valeur relative. J’ai bien dit : "relative".
    C’est ce qu’on nomme "clause de sauvegarde". De même, chaque valeur d’indice voit sa valeur relative, varier en fonction de sa valeur "absolue".
    Bref, je stoppe la démonstration. Cela mène trop loin, tu ne comprends déjà plus !
    On parvient à la subtilité du choix des indices, de la pondération des paramètres, de la valeur de terme fixe...etc...
    Le maire-agriculteur d’une commune rurale y perd son latin, tout comme tu m’emmerdes. Je n’ai pas que cela à faire.
    Bref, plus on avance, plus ça devient compliqué. Le maire-agriculteur se voit "imposer "la formule.
    Dans une grande ville , les services techniques sont plus ou moins compétents. Mais là, d’autres enjeux sont mis dans la balance.
    Maintenant, raconte ce que tu veux...
    Bref, je n’ai pas de temps à perdre !

  • Commentaire 49413 mohamed
    le 12 septembre 2011  à 09:58

    à la re-lecture, je vois quelques fautes d’orthographe et de syntaxe.
    j’ai fait-vite. excuse-moi, mais tu m’emmerdes !

  • Commentaire 49414 mohamed
    le 12 septembre 2011  à 11:22

    En cherchant un peu, j’ai compris le motif pour lequel tu cherches des poux dans mes cheveux :
    Tu fais partie de "la bande des racistes" ne supportant pas que Mohamed soit plus intelligent, soit plus cultivé, soit plus épanoui que vous :
    Oui, peu à peu, les mohamed te dépasseront :
    La République donne sa chance à tout français, quelle que soit son origine !

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