Que veut le petit Nicolas (celui de Brienne...) ? Quels intérêts défend-il ? Pour qui travaille ce député ? Autant de questions qu’on peut se poser après l’annonce faite à propos de l’article 49.
Beaucoup s’en doutaient et le maire de Brienne l’a finalement reconnu : c’est lui qui, seul, sans doute guidé par la voix de l’empereur, a fait modifier l’article 49 de la charte du Parc Naturel. Officiellement, Nico nous explique qu’il s’agit de prévoir l’avenir, d’anticiper l’extension inévitable (diable pourquoi inévitable ?) du Centre d’Enfouissement de Montreuil. Mais, par je ne sais quel hasard, le coup de gomme a également eu raison de la mention concernant l’incinérateur. C’est donc grâce à lui, qu’en plus de ramasser quelques tonnes d’ordures supplémentaires, les habitants du Parc pourront, demain, profiter d’un incinérateur parfumant de ses fumées toxiques le vol gracieux des grues cendrées !
Le député-maire de Brienne n’en est pas à son coup d’essai. Depuis plusieurs mois, il semble multiplier les offensives avec pour seul et unique objectif : avoir la peau du PNRFO !
En 2008, il n’hésitait pas à réclamer, déjà au nom de la solidarité nationale, l’implantation d’une poubelle nucléaire au coeur du Parc. Selon lui, son territoire regorgeait d’atouts pour y accueillir des futs de plutonium !
En 2009, Nicolas Dhuicq faisait voter par son conseil municipal une réserve sur l’article 49, expliquant que : « mêler la haute technologie [NDLA : Une poubelle nucléaire] avec l’environnement » n’avait rien de choquant. Là encore, il s’agissait pour le maire de Brienne de tout faire pour obtenir les millions de l’Andra, quitte à porter le coup de grâce au Parc Naturel.
Au cours des années 2009 et 2010, le député, faisant fi de l’accord obtenu entre les différents partenaires, parvenait, dans le plus grand secret, à faire stopper le processus de labelisation du Parc.
Pour enfoncer le clou, il déclarait plus récemment que l’article 49 pouvait même être un frein au développement économique, ajoutant sans faire sourciller personne qu’il était inadmissible que 12% du territoire national soient empêchés de développement économique, sous prétexte qu’on voudrait nous mettre sous une bulle de verre, et nous considérer comme des indiens à protéger !
Reconnaissons à Nicolas le Petit, la constance. Celle de mettre tout en œuvre pour ôter au parc tous les éléments nécessaire à sa protection. Reconnaissons également qu’il faut une sacrée imagination et une belle dose de suffisance pour faire croire qu’une poubelle nucléaire ou incinérateur puisse participer au développement économique d’un territoire !!!
Notre homme est donc un récidiviste. Un de ceux qui assument leurs actes pour se débarrasser au plus vite de toutes ces règles qui encombrent les ambitions politiques. Œuvrant avec pour seul argument la certitude d’avoir raison contre tous, le Petit Nicolas s’est donc assis avec toute sa superbe sur le long travail des élus locaux. Comme il n’était plus en capacité d’obtenir la poubelle de l’Andra et les millions d’euros qui vont avec, le député s’est rabattu sur Véolia et son projet d’incinérateur. Est-il utile de rappeler ici l’efficace lobbying de la multinationale mise en lumière par Marianne et plus récemment par la visite de l’incinérateur de Chalons ?
Notre homme, au nom dit-il, d’"une vision globale du territoire" s’est fait le VRP zélé de la multinationale pour obtenir ce coup de gomme dévastateur. Des mois de réunions, de négociations rayées d’un trait de plume par un député ambitieux. Les dizaines de maires sauront, n’en doutons pas, apprécier le mépris ainsi affiché par le député de Brienne.
Mais que cherche le petit Nicolas ? L’homme n’aime pas le Parc Naturel. C’est une certitude. Il cherche, on le sait maintenant, tous les moyens pour le vider de sa substance. Mais pour aider qui ? Pour faire quoi ? Pour permettre à l’Andra d’implanter une poubelle nucléaire à Hampigny ? Pour soutenir la construction par Véolia d’un incinérateur à Montreuil ? Il dit avoir : « une vision globale du territoire ». Oui mais laquelle ? Celle d’un territoire où fleuriraient les poubelles et les poisons ?
L’homme qui n’aimait pas son parc a-t-il au moins de l’empathie pour ses habitants, ceux qui demain pourraient vivre sous les fumées de l’incinérateur ?












