L'article
15
juil
2010
Au Conseil Municipal, polémique pour l’ambiance, unanimité pour les votes
par
Voir en ligne : Article original publié sur le site Romi-Scope
"Nous souhaitons sortir ce quartier de la connotation étrangère et ouvrière qui le suit" : Cette phrase était donc "une maladresse". C’est ce qu’a fini par admettre Annie Rousseau-Herszkowicz qui l’avait égarée par mégarde dans le journal municipal à propos de la rénovation du Nouveau Romilly. Et d’ajouter qu’il fallait prendre l’expression "ouvrier et étranger" "au sens noble des termes"... Un "sens noble" qui enlève tout sens à la phrase incriminée. Mais mieux vaut une impasse qu’un sens interdit, et on veut bien accorder à son auteur le bénéfice du doute eu égard à ses états de services antérieurs, services qu’elle a rappelés avec des trémolos dans la voix et qui lui ont valu les applaudissements de la claque majoritaire.
Tout cela dit à propos de la nouvelle dénomination du quartier, qui devrait prendre le nom du papa de Bébel, Paul Belmondo... un choix qui a en le don d’ajouter une polémique à la polémique, en raison du passé, pas clair clair sous "l’Occupation", du papa-sculpteur de notre Bébel national. "Arrêtons l’épuration !... Et s’il faut regarder à ça, il y a d’autres bâtiments à Romilly qu’il faudrait peut-être débaptiser", s’est récrié le Maire, qui visait la bibliothèque dont le titulaire s’était vu accrocher la francisque au revers de la veste avant de la retourner dans la Résistance. De Thorez à Paul Belmondo le quartier va donc passer d’un ex-ouvrier à un fils d’étranger, la connotation aurait dû arranger tout le monde, elle n’a pas empêché l’opposition de voter contre. (en savoir plus sur Paul Belmondo et son passé CLIC)
Un vote politique sur un symbole, qui a tranché sur les votes unanimes pour la plupart des autres questions... disons... plus terre à terre. Des votes unanimes qui n’ont pas éteint les polémiques pour autant.
A propos par exemple du machin pour l’emploi qui faisait l’objet de plusieurs rapports de Jérôme Bonnefoi sur l’implantation du pôle emploi et la gestion de la pépinière d’entreprises.
Trop loin, s’est exclamé Claude Maitrot... Faudrait une navette ! -Y en aura une a promis Bonnefoi, et puis loin, loin... 1 km ! c’est pas la mort du p’tit cheval.
Et la location des cellules ? Le loyer -17000€ l’an- va-t-il couvrir les frais ? a interrogé Triché -La ville n’est pas là pour faire des bénéfices, mais enfin, oui grosso modo ça couvre, ça couvre... On a quand même senti un léger malaise chez le rapporteur. L’opposition n’a pas cherché à en savoir plus... unanimité sur le toutim !
De même sur une série de questions adoptées sans débat. Le parking Pasteur dénommé Pascal Henrion, l’ancien président des commerçants récemment décédé. Il le valait bien !
La vente de divers terrains sans problème.
Côté allée des Sapins, on va fouiller le terrain pour lever la contrainte archéologique avant affectation à une entreprise de métallerie.
Convention prévue avec l’aménageur de l’ancien terrain du Coq pour la rétrocession de la voirie, histoire de réchauffer le vieux projet d’une résidence séniors assortie d’un lotissement dans le coin... M’est avis que ça n’est pas pour demain !
Tout ça voté sans débat, et on commençait de s’ennuyer un peu.
Heureusement Joë est en pleine tournée des quartiers, un jour dans le quartier Aviation-Sud, cette fois ci dans le nouveau lotissement sur la colline, façon de ratisser le mécontentement, paraît qu’il n’y a pas meilleur terreau pour les fleurs électorales !
Bref ! Il nous nous a ramené au conseil une brassée de doléances des nouveaux propriétaires qui se sont étonnés d’avoir à payer une TLE (taxe locale d’équipement). Visiblement, on ne leur avait pas dit, et apparemment Joë s’est bien gardé de leur préciser qu’elle existait depuis les lustres camuséens. Politique politicienne s’est indigné le Maire, qui lui n’en fait jamais. Faut bien qu’on pétitionne, a objecté Joë, puisque c’est la seule façon de se faire entendre ! Alors content ou pas, on va continuer... au moins jusqu’aux prochaines élections cantonales où justement Joë est candidat ! Grandeur et servitude de l’élu de base !
Restait pour se tirer la bourre, le dossier des écoles.
Marie Thérèse Lucas, qui a souvent l’art de ne pas arranger les choses, a présenté un dossier-deux-en-un sur la carte scolaire avec d’un côté la fermeture de l’école Langevin, dont l’opposition ne veut pas, et de l’autre la création de postes qu’approuve l’opposition. Scindez le dossier, ont demandé Triché et Maitrot. Si, si, ça se fait ! a martelé Joë. -Pas question ! ont fait chorus Eric et Marie Thérèse... qui ont ainsi obtenu l’abstention de l’opposition... Qui avait parlé d’attitude politicienne ?
Ecoles toujours avec 150000€ de travaux d’entretien dans les écoles et une subvention de 61000€ demandée au Conseil Général... qui risque de l’écorner sérieusement compte tenu du plan de rigueur qu’il a adopté. Et si on ne les a pas, on s’adaptera ! a dit Marie Thérèse. (voir les débats sur la question au Conseil Général sur VIDEO Canal32 : CLIC)
Des qui vont pas être contents, ce sont les parents de l’extérieur qui veulent scolariser leurs mômes à Romilly. Les frais réclamés à leurs communes d’origine passent de 50 à 500€ pour les primaires et de 60 à 800 pour les maternelles. Et pas sûr que leur demande de dérogation soit acceptée... "Il faut sauvegarder les écoles rurales" a soutenu Eric... On le rappellera à l’Arcisien le jour où il aura des gosses.
Et puis et puis, puisqu’on vient de programmer la construction d’une nouvelle école à Mignonnette, faut bien la financer... Alors, alors, on déplace l’enveloppe de 182000€ prévue pour la salle de gym sur cette nouvelle école qui n’était pas prévue. Mais pas de bile s’est empressé de rassurer le Maire, le projet de salle de gym n’est pas abandonné... On a même trouvé une solution provisoire pour 2 ans. Laquelle ? Chut ! On peut pas le dire pour l’instant... 2 ans 2 ans... Je parie pour plus !
C’est comme pour la piscine, c’est pas parce que c’est prévu que ça se fait ! Le dossier devait être présenté au conseil en juin... Promis, ce sera pour septembre pour un plancher de dépense qui atteint maintenant 10 millions d’euros... Le temps passe, passe, les prix montent, montent, mais les Romillons ont aux moins une consolation : pour un bon moment, ils ne risquent pas la noyade !
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