L'article

14
juil
2010

Tous ensemble à gauche : vers un Front de Gauche élargi en Champagne-Ardenne.

Déclaration publique 26 juin 2010

Réunis à l’occasion des élections régionales, nous avons été soutenus par de nombreux électeurs champardennais, comme l’ont été toutes les listes unitaires de la gauche de gauche dans notre pays. Le 9 mai 2010, nous avons décidé de maintenir ce cadre unitaire sous la forme d’un collectif que nous avons nommé : « Tous ensemble, à gauche ! Front politique, social et écologique en Champagne Ardenne. »

Aujourd’hui, la situation politique montre que nous avons eu raison : La volonté du gouvernement Sarkozy-Fillon de s’attaquer aux acquis sociaux issus du Conseil National de la Résistance et l’arrogance dont il fait preuve pour nous faire payer la crise comme le dictent l’Europe et les néo libéraux mondiaux, poussent à construire des regroupements sur tous les fronts : retraites, services publics et bientôt, protection sociale...

Partout, des citoyens entrent en résistance et construisent des cadres unitaires aux attaques multiples de ces liquidateurs de nos acquis sociaux : collectifs retraites, services publics, santé… Parallèlement, la crise financière aidant, nombre d’entre eux, on le voit dans les réunions diverses, prennent conscience de la globalité du problème : d’autres choix pourraient être faits, d’autres financements pourraient intervenir... Un autre monde serait donc possible ?

Il ne s’agit donc plus simplement de résister, mais de créer les conditions de passer à l’offensive, et cela pour réclamer des mesures en faveur de la population. C’est pourquoi, il faut un programme pour y parvenir.

La journée du 24 juin a connu une montée en puissance des grèves et manifestations par rapport à celle du 27 mai, mais elle reste insuffisante pour inverser de manière significative le rapport de force à la veille des vacances d’été. Elle constitue une étape vers une rentrée de septembre qui se doit d’être offensive et d’éviter toutes les hésitations sous peine de reculs en chaîne déjà programmés par cette droite de combat. De cette situation découlent un certain nombre de tâches : Construire la Résistance au Néolibéralisme pour stopper les projets antisociaux en cours induit qu’il faut travailler les réponses adéquates permettant de rompre définitivement avec cette logique. Cela implique :
- un travail d’analyses et de réflexions en profondeur qui permette d’éviter tous les raccourcis faciles ou démagogiques de court terme parfois vite remis en cause si on ne travaille pas les garde-fous à mettre en place pour éviter tout retour en arrière.
- l’association à la réflexion de tous les partenaires susceptibles d’apporter des réponses pertinentes aux problèmes qui se posent : ceux qui font fonctionner la machine, citoyens, associatifs, élus, syndicalistes, partis etc...et mettre en place les cadres unitaires adaptéspermettant de créer un véritable rapport de force pour changer de cap : c’est le cas sur les retraites actuellement, mais également sur les services publics, et bientôt, la protection sociale. Compte tenu des échéances, c’est dès maintenant qu’il nous faut préparer dans les luttes les prochaines campagnes électorales :
- construire un front qui permette l’affirmation la plus forte possible de la gauche de transformation, qui redonne confiance à ceux qui veulent se débarrasser de Sarkozy et des néo libéraux et permette de déjouer les fausses bonnes solutions que ne manquera pas de nous présenter le Parti Socialiste.
- construire un front au coeur de la gauche qui associe les Partis, mais aussi tous les citoyens non encartés, les associations et syndicats qui se réclament de l’Antilibéralisme et qui soit en mesure de présenter des mesures d’urgence à mettre en place tout de suite pour rompre avec le capitalisme.
- cela signifie que nous avons à travailler dès maintenant les questions programmatiques d’où découleront les candidatures communes. Celles-ci ne pourront intervenir qu’à l’issue des discussions, mais ne sauraient en aucun cas constituer un point de départ. C’est dans cette logique que nous mettrons en place des séminaires de réflexion qui nous permettront de réfléchir sur le fond.

Les composantes actuelles de TEAG (militants, comités, groupes du PG, du NPA, du PCF, des Alternatifs, d’Ecologistes de gauche, du mouvement social et syndical) réunies ce 26 juin à Châlons-en-Champagne lancent cet appel à toutes les personnes et organisations disponibles : Le travail est immense, mais c’est à ce prix que nous ferons renaître l’espoir !

Tous ensemble, poursuivons la construction de notre cadre unitaire vers un Front de Gauche élargi en Champagne Ardenne ! Denis Canton.



repondre Réagir à cet article     forumVoir les 6 commentaires
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d'abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n'oubliez pas d'indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • texte

Les commentaires (6)

Tous ensemble à gauche : vers un Front de Gauche élargi en Champagne-Ardenne.
  • Commentaire 41294 Quelqu’un de GAUCHE
    le 16 juillet 2010  à 14:53

    Je vous lis :

    "construire un front qui permette [...] de déjouer les fausses bonnes solutions que ne manquera pas de nous présenter le Parti Socialiste"

    Je ne peux m’empêcher de penser que vous êtes malheureusement tout a fait navrants... Des pantins faisant, de manière indirecte, le jeu de sarkozysme... Des irresponsables condamnant la gauche entière à la défaite... Des hypocrites pseudo-gauchistes qui se complaisent dans l’incantation... Des hypocrites, encore, qui osent vouloir l’union de la Gauche mais qui posent comme base la mort des socialistes et du centre gauche...

    Votre phrase même, avec la "logique" (constatez l’utilisation des guillemets) qui la "structure" permet de mettre en évidence le niveau zéro, le niveau caveau (caniveau) de votre pensée. Les socialistes ne "manqueront pas" de proposer de "FAUSSES bonnes solutions". Voilà qui montre votre capacité d’ouverture et de tolérance ! Je blague bien sur, c’est plutôt votre intolérance, votre dogmatisme, votre aveuglement, votre inconsistance, votre irresponsabilité qui est ici mise en évidence !

    Vous ne gouvernerez jamais rien à ce rythme là... Le pouvoir (donc les conditions du changement véritable) est encore un rêve qui vous faites aux creux de vos lits la nuit... La Révolution est peut être pour demain mais je suis sûr que vous aurez piscine !

    Heureusement que sur le terrain des militants de Gauche, socialos, écolo, trotsko, radicaux ou coco, politiques, syndicaux, associatifs, citoyens, républicains, ne disent pas les inepties que vous bavez tous les jours. J’y crois encore à l’Union de la Gauche pour contrer Sarkozy et pour la Sociale. Mais tous les jours vous risquez de dissuader toujours un peu plus de citoyens de s’engager sur cette voie...

  • Commentaire 41313 Denis Canton
    le 18 juillet 2010  à 13:07

    Madame, monsieur,

    je respecte vos opinions ; je regrette juste que, sur le terrain de la critique de notre déclaration, vous ne sortiez pas de l’incantation.

    A vous lire, je suppose que vous êtes socialiste ; c’est votre choix et il est très respectable. Mais enfin, outre que l’union de la gauche que vous proposez n’est pas réaliste (à moins de considérer un parti - le PS - hégémonique qu’accompagnent des partis tout juste autorisés à lui apporter des voix - voire l’histoire de l’union de la gauche par le passé...), on a vu ce qu’a donné en 1983 l’abandon par le PS/PC d’une politique résolument de gauche (se voulant une alternative au capitalisme lors de son accession au pouvoir en 81) pour une "realpolitik" qui a conduit, au mieux, au réformisme d’une caste qui s’est, peu à peu, notabilisée.

    Tous Ensemble A Gauche se veut le regroupement de forces de la GAUCHE anticapitaliste, écologiste et solidaire. Fédérer, sans hégémonie, des visions d’une société sortant peu à peu du capitalisme, sans "grand soir" ou "lendemains qui chantent", mais avec l’objectif de transformer radicalement les modes de production et de partage des richesses/ressources. Ce qui est loin, on l’a vu lors des privatisations sous le gouvernement Jospin, de la conviction des socialistes...

    Denis Canton, membre du NPA de l’Aube.

  • Commentaire 41355 franckberr
    le 19 juillet 2010  à 12:45

    Denis canton, vous m’apparaissez sympathique, comme de nombreux militants de gauche. Je ne suis pas à proprement dit de gauche (encore faudrait il savoir ce que cela veut dire), mais vous vous contredisez vous même, enfin si je vous comprends bien. Votre objectif est "de transformer radicalement les modes de production et de partage des richesses/ressources"(je vous cite), tout en vous défendant d’attendre le grand soir ! Il faudrait que vous explicitiez le terme radical.
    Pour le reste, croyez vous que Mitterrand, du jour au lendemain, ait changé de vision politique juste comme cela, pour le fun ? l’abandon de la politique sociale en 1983 était nécessaire à une époque où la France était isolée en Europe et dans le Monde, et où l’on pouvait constater les externalités négatives d’une politique d’ouverture économique dans un contexte de rigueur. Ce que vous dites sur les socialistes, est également vrai pour vous, sauf que vous avez la capacité de faire un peu de surenchère, étant donné le peu de chance que vous avez de prendre en main le pays. La voix que vous prenez, à mon avis, est sans issue, et crier plus fort que les socialistes, ne vous rendra pas service.
    Mais je dois dire, sans ironie, surtout vis à vis de quelqu’un qui a le courage de s’afficher publiquement, que votre mouvement sert tout de même la cause répuplicaine et démocratique. vous êtes la voix d’une opinion respectable, qui est plutôt franche et qui aime les gens d’en bas. Les gens d’en bas, parfois, rêvent d’être en haut, et se laissent amadouer naivement, presque sentimentalement (cf la campagne de Sarkozy), par des gens plus raisonnable que vous, qui sauront les mépriser en temps voulu.

  • Commentaire 41365 Denis Canton
    le 19 juillet 2010  à 19:58

    Merci de votre réponse. J’y ai trouvé un peu plus matière à réflexion que votre 1er envoi.

    Le mot "radical" (changement radical) ne signifie pas forcément renverser le système actuel (donc le capitalisme) par la violence, le sang ou la "terreur"... Je crois, au contraire de mes camarades de LO, qu’on peut changer "radicalement" l’organisation de la société progressivement (la révolution - car, oui, j’assume ce terme - n’implique pas automatiquement une rupture abrupte du jour au lendemain). C’est étonnant comme, lors d’échanges avec des "non-militant-e-s" anticapitalistes, on ressent rapidement le même rejet de ce terme (radicalité ou révolution)...(surtout le 2ème d’ailleurs !).

    Je pense qu’on doit sortir de ce régime profondément injuste et, contrairement à ce que vous semblez croire en prenant référence à Mitterrand, qui n’est pas inéluctable. Utopie ? Victor Hugo disait (et il a pas dit que des conneries le père Hugo !) : "les utopies d’aujourd’hui sont les réalités de demain". Oui, sortir du capitalisme ne pourra se faire qu’en lui substituant un système applicable au monde entier (le monde d’aujourd’hui ne pouvant plus se penser que globalement) ; ne sursautez pas : il y a un moment que la capitalisme a réalisé la vieille antienne de l’internationalisme...

    Quant à la surenchère, oui, je suis d’accord avec vous : il est confortable de critiquer. Mais cette "facilité" (toute apparente, d’ailleurs ; par quoi remplace t-on le capitalisme ??? Je vous assure que, lorsqu’on est convaincu de la nécessité de le faire, la réponse n’est pas évidente !) interdit t-elle forcément d’essayer ? Est-on condamner au nom d’une "toute puissance" ou d’une prétendue "moins mauvaise solution" prêté au système capitaliste, et des échecs successifs (mais récents, convenez en) d’alternatives, de ne rien tenter ? De ne croire en aucune utopie , de ranger sagement nos idéaux ???

    Je combat les idées de Sarkozy et de la droite en général. Mais je ne fais pas confiance aux Socialistes pour bâtir une société réellement plus juste. A peine envisageai-je une translation progressive de la droite vers la "vraie" gauche (faudrait définir ce terme, vous avez raison) en passant, PROVISOIREMENT, par un gouvernement socialiste.

    Merci de cet interressant débat épistolaire,

    Denis Canton.

  • Commentaire 41366
    le 19 juillet 2010  à 23:37

    La première intervention, assez sévère, n’était pas de moi. Plutôt quelqu’un du PS à mon avis.
    Vous avez entièrement raison : le mot "Révolution" fait peur, et quelque part, je le comprend. Malheureusement pour vous (je parle de l’ensemble de l’extrême gauche), vous n’arrivez pas à vous départir de ces notions désuètes qui font fuir, vous le dites vous même...et je ne parle pas du terme "anticapitaliste !". Je peux me tromper, mais rien que pour cela, le NPA a peu d’avenir. Le capitalisme (notion large, qu’il faut expliciter pendant 5h pour se faire comprendre) a apporté de bonnes choses pour l’Homme, et son développement, au cours des derniers siècles, nous a amené confort, santé,etc. Souligner les effets néfastes, c’est bien, cela sera certainement la tendance pour les prochains siècles, mais vous transpirez tellement un rejet radical, que c’est bien difficile de trouver la raison dans vos discours. Alors vous vous démener pour expliquer, mais personne n’a 5h pour comprendre.
    Par ailleurs, plus que les autres partis (mais c’est parceque vous n’avez pas les responsabilités politiques), vous polémiquez, notamment entre vous, sur des points idéologiques dont franchement tout le monde se moque à part les intellectuels, les thésards, et les nostalgiques de la"bonne vielle époque" où le communisme avait une place de choix.
    Tous le monde a des idéaux, et il faut se méfier de croire les siens meilleurs que ceux des autres. Le monde est complexe et tout change peu à peu. Comment vivaient les gens au moyen âge ? Quel confort nous avons aujourd’hui. Il y a pile 200 ans, aurait-on pu croire qu’un Noir dirige la plus puissante nation du monde ? Je pense que le mot Révolution est désuet aujourd’hui, car celle-ci s’inscrit désormais dans le cadre de nos constitutions et de nos lois. Ce que l’Homme moderne souhaitait, c’était pouvoir voter, choisir ses dirigeant, les contrôler. C’est ce qu’il fait. Que de chemin parcouru depuis 1789 ! On vote régulièrement, un système de représentation règle la régionalisation européenne, et il y a l’ONU, des cours de justice, y compris internationale. On participe à ce mouvement, même à Droite.
    La radicalité des termes employés, et même des espoirs, est inutile.
    Mais comme je vous l’ai dit, vous avez votre place et votre opinion, même inconsciemment, sera prise en compte par les dirigeant des pays...mais à la vitesse de la réalité du monde et de ses enjeux, pas à celle de la réflexion.

  • Commentaire 41370 Denis Canton
    le 20 juillet 2010  à 20:11

    Encore merci de votre réaction.

    Je n’ai hélas pas trop de temps ce soir pour "décortiquer" vos arguments et analyses. Je prendrai le temps de le faire dès que possible.

    Bien à vous,

    denis canton

  • repondre Répondre



Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d'abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n'oubliez pas d'indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • texte

> L'ARTICLE EN IMAGE
> L'AUTEUR
> Audience
  • 226 visites
  • 6 commentaires
> Faire suivre l'info

ARTICLES SIMILAIRES


 
Fabriqué avec SPIP et YAML - Hébergé par CELEONET - Code & Design par INDIE