L’Eco-Quartier de Pont-Sainte-Marie, projet novateur dans le département et exemplaire, aurait mérité un consensus politique. Hélas, Gauche et Droite ont rivalisé dans la rochonnade pour critiquer le projet retenu par la municipalité.
Pont-Sainte-Marie a choisi. Parmi les 3 projets proposés, le conseil municipal a retenu le projet n°2, caractérisé par la forte présence de maisons individuelles (type maisons de ville). Le 1er projet, laissant place à une plus grande mixité dans les bâtiments, avec ses allures de petits villages m’avait davantage séduit. Il a été écarté. Celui retenu reste néanmoins largement à la hauteur des ambitions affichées par Pascal Landréat.
Pourtant les ronchons sont entrés dans la danse du côté de Pont-Sainte-Marie. A gauche, comme à droite, on critique ce projet. Pour les uns, la mixité sociale n’est pas garantie. Pour les autres, c’est un quartier résidentiel qu’il aurait fallu faire !
On peut comprendre les craintes de la Gauche qui joue son rôle de veille même s’ils oublient un peu facilement le cahier des charges strict qui entoure ce projet d’éco-quartier. Fidèles à leur statut d’opposants traditionnels (pour ne pas dire politiciens), ils en demandent plus (plus de garanties, plus de social, plus d’infrastructures...) sans pour autant remettre en cause un projet qu’ils auraient sans doute aimer porter, sans non plus proposer une alternative franche et claire.
L’opinion de Joël Rapinat, à la tête de l’opposition de droite, semble par contre relever d’une vision bien différente de celle portée par Landréat. En expliquant préférer un quartier résidentiel (en lieu et place de cet éco-quartier), la droite prouve ainsi l’écart qui la sépare du MoDem ou de la Gauche. Joël Rapinat montre également une vision de l’urbanisme quelque peu engluée dans le 20e siècle, à l’époque où le pétrole bon marché et l’automobile-reine permettaient l’éclosion de ces lotissements tristes, de ces zones industriels mornes ; un urbanisme également caractérisé par une forte hiérarchisation fonctionnelle et sociale à l’origine des ghettos que nous connaissons aujourd’hui.
Rien que face à cela, face au projet conservateur porté par l’UMP, la Gauche maripontaine aurait eu bon esprit de soutenir l’éco-quartier de Pascal Landréat. La logique politicienne a hélas pris le dessus. Dommage...










