TOU-TE-S SOLIDAIRES POUR LA DEFENSE DE NOS RETRAITES
Si le gouvernement voulait faire la démonstration que la mauvaise comédie du dialogue social sur les retraites ne vise qu’à mettre les directions syndicales dans une position difficile, il ne s’y prendrait pas autrement.
Durant quelques semaines, les ministres ont multiplié les petites phrases annonçant la fin de la retraite à 60 ans et l’allongement des cotisations. C’est sans surprise ; depuis le début, chacun connaît les véritables intentions du gouvernement : une diminution du montant des retraites pour la grande majorité des salarié-e-s.
Pour essayer de faire accepter cette nouvelle attaque, le couple Sarkozy/Fillon annoncent une taxe sur les hauts revenus sans même supprimer le bouclier fiscal ou les exonérations de cotisations patronales. Cette taxe, symbolique, n’égratignera pas les plus riches. Le dialogue social n’aura servi qu’à gagner du temps, à tenter de paralyser les directions syndicales pour tenter d’étouffer la colère.
Or, c’est bien dès aujourd’hui qu’il faut faire échec à l’offensive du gouvernement inspiré par le patronat. Pour défendre la retraite à 60 ans, mais aussi pour exiger le retour aux 37,5 annuités et la garantie d’une retraite digne qui ne soit pas inférieure à 1 500 € net.
Le temps est venu de prolonger l’engagement de celles et ceux qui, au sein du Conseil National de la Résistance, et dans un contexte autrement délicat, se sont battu-e-s pour mettre en place des systèmes dépassant les classes sociales et fondés sur un principe paraissant complètement utopique compte tenu de la situation du pays : la solidarité (intergénérationnelle, entre malades et bien portant, entre travailleurs/ses et privé-e-s d’emploi, par le biais des services publics, etc.).
C’est ce principe de solidarité sociale qu’attaque pour le casser cette droite hautaine et dédaigneuse, poussé par un MEDEF orgueilleusement plénipotentiaire, alors qu’aujourd’hui, l’argent coule à flot.
Allons-nous les laissez faire ? Allons-nous attendre qu’ils nous concèdent quelques miettes ? Ne laissons pas les nébuleuses multinationales diriger notre monde et nos vies ! Ne les laissons pas capitaliser sur nos moyens de subsistances ! NE LES LAISSONS PAS NOUS DIVISER !
Dans les entreprises, dans les syndicats, dans les collectifs unitaires, parfois encore en construction, au niveau des jeunes, dans les associations aussi, des équipes militantes se mobilisent et peuvent (et DOIVENT) pendant tout l’été être présentes partout, prendre des initiatives (comme celle d’aujourd’hui dont le NPA est fier d’être associé), et faire grandir, par le rapport de force, un climat de mobilisation générale ayant pour but de peser efficacement dans les combats de rentrée.
Camarades, ne refaisons pas les erreurs du passé : le rapport de force se construit, non par un claquement de doigts, mais par la convergence des différents acteurs du contre-pouvoir dont on peut voir ici les drapeaux, les banderoles ou les badges. Ce qui implique débats, discussions contradictoires, engueulades, parfois. Ce n’est pas le chemin le plus facile. Certes. Mais c’est le seul chemin qu’on ait.
Le NPA appelle à une action commune et déterminée menée par les hommes et les femmes, jeunes, retraité-e-s, privé-e-s d’emploi, travailleur intellectuels et manuels, artisans…afin de faire barrage au désastre économique, social et écologique orchestré par la droite la plus réactionnaire qu’on ait connue.
C’est sans doute le sens du « TOUS ENSEMBLE » qu’on déclame à tour de manif’. Il est temps de trouver un débouché politique commun à cette formule.
Le Comité NPA de l’Aube











