Plus personne n’y croyait. Armande Spilmann [1] se désespérait à l’idée de fêter les 40 ans du Parc sans label. Et pour se consoler de ce label qui ne venait pas, elle relisait les aventures de Barbe-Bleue, s’imaginant être cette pauvre femme qui attend un improbable secours :
« - Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?
Je ne vois rien que le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie... Mais, putain, toujours pas de label ! »
De leurs côtés, les sangliers et les chevreuils préparaient leurs valises vers d’autres cieux plus cléments. Nicolas Dhuicq [2] et Patrice Torrès [3], une pelle à la main, s’apprêtaient à creuser les premiers trous pour y mettre les déchets nucléaires...
Bref, le parc semblait condamné. Et avec lui, tout un patrimoine naturel précieux.
Et pourtant, après moultes péripéties et un long, très long parcours entre les mairies, le conseil général, le conseil régional, le syndicat mixte, le ministère de l’écologie, le bureau du premier ministre... le Parc Naturel de la Forêt d’Orient vient officiellement de retrouver son label. Dans cet interminable périple, le parc aura laissé quelques plumes (ou plutôt un crapaud) celui de La Rothière qui, comme on s’y attendait, ne fait donc plus parti du PNRFO.












