La vie était si simple quand François chassait les moustiques à la Réunion... A Troyes, la droite était de droite, une belle droite provinciale : conservatrice, élitiste, un peu coincé. Bref, avec Valery Denis à l’environnement, la droite troyenne se fichait comme d’une guigne des questions écologiques. Deux ou trois fleurs, quatre ou cinq géraniums grassement arrosées et nourris aux produits chimiques suffisaient à son bonheur. Pour se défouler un peu, ma belle droite prenait sa tronçonneuse pour abattre quelques dizaines d’arbres ! En ce temps béni, la gauche était aussi de gauche : sans idée, sans imagination, aussi plat et insipide que les tristes plaines champenoises. Qu’il était plaisant pour l’écolo de service de critiquer la mollesse des uns et la fadeurs des autres... Qu’il était facile de mettre en lumière le retard pris par notre municipalité en matière de protection de l’environnement !
Hélas pour moi, ce temps là semble révolu. Depuis 2008, notre ville semble vouloir appliquer les pratiques d’une gestion raisonnée dans ses parcs et jardins. Paillage ici, Jachère fleurie la-bas, végétalisation des façades ailleurs et ses p**** de jardins médiévaux, notre municipalité s’est maintenant donné l’objectif de bannir, d’ici 2012, l’usage des produits phytosanitaires. Et, elle y met du sien ! Ainsi selon Marc Bret, l’adjoint au développement durable, notre ville aurait d’ors et déjà réduit en 3 ans de 200 litres à 20 litres par an la consommation de ces produits ! C’est remarquable et véritablement très encourageant pour atteindre l’objectif « 0 phyto ». D’autant plus que la nouvelle politiquement de fleurissement, privilégiant des plantes vivaces, peu gourmandes en eau et en produits phytosanitaires, devrait permettre de réduire, un peu plus encore, l’utilisation de ces intrants chimiques. Évidemment, tout cela fera grogner notre chroniqueur Léo qui préfère encore les tristes pelouses tondues régulièrement aux charmes d’un jardin un peu plus naturel, un peu moins domestiqué par l’Homme. Mais pour les écolos, l’essentiel est là : le « changement en profondeur » qu’évoque Marc Bret dans la presse s’opère de manière progressive, pragmatique mais aussi tangible.











