Belle et grande association savinienne, la Maison Pour Tous, installée dans les locaux de l’ancienne mairie, boulevard Galliéni a pour objectif de « tisser jour après jour, par les actions qu’elle mène avec les habitants, les jeunes, les associations, les collectivités locales et les institutions, ce lien social qui s’est peu à peu brisé. Bâtie sur des valeurs républicaines, d’éducation populaire, de laïcité, de solidarité, de tolérance et de responsabilité. La MPT intègre aujourd’hui les attentes d’une société en évolution constante. Au cœur de son projet, elle privilégie l’épanouissement de la personne par l’accès à l’éducation et à la culture, afin que chacun dispose des moyens d’exercer pleinement sa citoyenneté et participe à la construction d’une société plus solidaire… » (extrait de la charte des MJC).
Pas mal non ?
Depuis sa création, la maison n’a cessé de développer des projets au service des saviniens et plus largement des habitants de l’agglomération. Une action reconnue, aussi bien par la population que par ses partenaires. A son actif, deux des plus belles manifestations culturelles auboises : le festival Cours’z’y vite et le festival des arts de la rue.
Et bien Monsieur Le Maire, a décidé de confisquer ces deux joyaux à l’association. Sous prétexte (je suppose) de rationalisation des moyens, ce grand gestionnaire, en réalité un piètre petit comptable, touche par cette décision, le fond de la médiocrité politicienne.
Monsieur Le Maire pille sans vergogne le génie populaire pour mieux servir son petit égo, sa petite gloriole. « C’est moi que je l’ai fait »…Mais oui mon grand.
Cette décision est une véritable insulte à l’égard des bénévoles et de l’ équipe de professionnels qui ont créé ces manifestations, et qui n’ont jamais ménagé ni leur temps ni leur peine.
Monsieur Le Maire de Sainte-Savine, dont le parti (socialiste) proclame haut et fort qu’il défend la démocratie participative et l’engagement citoyen, a décidé unilatéralement de souffler à l’association ses deux plus belles réussites. Bravo Monsieur Le Maire. Quelle surface, quel charisme, Quel sens de l’action collective…vous m’impressionnez !
Je vous entend déjà, proclamant que c’est la ville qui paie, et qui paie…Et oui, comme le chantait Jacques Brel, Chez ces gens là on compte Monsieur…
Le seul reproche que vous pouvez faire à cette Maison est d’avoir trop brillamment réussi. Inouï.
Mais Monsieur Le Maire aurait bien tord de s’en priver, personne n’a bronché. Ni les élus locaux godillots, ni les élus associatifs éteints, ni la presse, ni ceux, consommateurs appliqués, qui pendant des années se sont goinfré des moments de bonheur partagés avec tous ces artistes… Qu’attendez-vous Monsieur Le Maire, pour reprendre en main le secteur sportif ? Vous pourriez ainsi organiser les rencontres de football, le championnat de basquet, les courses d’escargots…
On me dit que vous avez aussi retiré le secteur enfance jeunesse à la Maison des Jeunes, mais là, je n’y crois pas. C’est une blague, un poisson d’avril, où alors de mauvaises langues…
Vu comme ça c’est beau la politique, beau à pleurer…
Un citoyen écœuré









