L'article

24
mars
2010

Pour la Gauche de la Gauche : "Un front politique et social permanent"

« Tous ensemble, à gauche ! » salue la défaite de la droite et de l’extrême droite à ces élections régionales en Champagne-Ardenne comme dans la grande majorité des régions de France.

Pour autant, le succès du PS intervient dans un contexte de grand désarroi démocratique marqué par une abstention record dans ce type d’élections. Comme en 2004, le choix des électeurs constitue un vote de rejet de la droite plus qu’un vote d’adhésion à cette gauche social-libérale. Comme dans la séquence désastreuse de 2004 à 2007, sa victoire dans les régions en 2010 ne garantit en rien la victoire de la gauche aux élections générales de 2012.

Ceci rend d’autant plus nécessaire et urgent de renforcer une gauche de gauche qui puisse disputer son hégémonie à la gauche social-libérale incarnée par le PS et Europe écologie. Une gauche qui s’engage sans retenue dans les luttes sociales, telle la journée d’action nationale de ce mardi 23 mars, qui affirme sans détour son projet de transformation sociale, écologiste et démocratique. Une autre gauche qui rende sa dignité au citoyen et sa souveraineté au peuple.

En Champagne-Ardenne, les Alternatifs, le NPA et le PG réitèrent leur appel à prolonger l’expérience unitaire de « Tous ensemble, à gauche ! » par la constitution d’un Front politique et social permanent. Y ont leur place toutes les organisations ou militants politiques, tous les militants associatifs ou syndicaux, tous les citoyens qui veulent contester la droite dans la rue et la battre dans les urnes autour d’un projet anticapitaliste et écologiste.

Dans ce but, une première réunion régionale se tiendra le dimanche 9 mai à Châlons-en-Champagne, salle de Malte de 12h30 à 17h30.

- Informations et inscriptions au 06 15 49 39 04 ou 06 69 09 78 12.



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Les commentaires (1)

Pour la Gauche de la Gauche : "Un front politique et social permanent"
  • Commentaire 39161 Alain Dex
    le 24 mars 2010  à 18:15

    Benoît Hamon, porte-parole du PS : "Le pays est en crise et le président de la République ne se préoccupe que de la crise à l’UMP, on attendait qu’il parle aux Français, il n’a parlé manifestement qu’à Jean-François Copé et aux députés UMP. C’est une opération +Nicolas Sarkozy parle à Jean-François Copé+ (président du groupe UMP à l’Assemblée). Dommage que le président ne se préoccupe que de son camp au moment où on attendait tous qu’il se préoccupe enfin des Français". (Déclaration)
    Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de Gauche : "En réponse à la plus sévère déroute électorale de la Vème République et à la reprise du mouvement social pour défendre les retraites, le président de la République oppose un puéril déni de réalité et une série d’agressions contre ses boucs émissaires favoris : ceux qui l’ont précédés dans sa fonction et les Français qui défendent leurs acquis sociaux. Le mépris de la démocratie est à son comble : le président qualifie les élections de +périodes d’agitation+ et la lepénisation de son projet saute dorénavant aux yeux". (communiqué)

    Jean-Michel Baylet, président du PRG : "Le président de la République semble avoir enfilé les habits du sélectionneur de l’équipe de France de football. Au lendemain d’une défaite sans précédent, il conserve la même équipe et la même politique sans tenir compte de la réalité de la crise politique qui a été ouverte dimanche soir. A force de confondre agitation permanente et réforme, il s’est durablement affaibli sur la scène nationale et européenne". Au lieu "d’entendre le message des Français", il a "choisi la bunkérisation et l’entêtement". (communiqué)
    Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du groupe communiste et du parti de gauche du Sénat (CRC-SPG) : "C’est un discours en direction de la droite la plus réactionnaire. Il a constaté que l’électorat le plus à droite le lâchait et il a donc annoncé : occupez-vous de vos enfants sinon vous serez punis ! et la loi sur la burqa. L’échec de sa politique économique et sociale, l’injustice que les gens constatent tous, il ne l’entend pas". (Déclaration à l’AFP)
    Yves Cochet, député Verts : "Par rapport aux problèmes sociaux, économiques ou écologiques qui se posent réellement à notre pays, on a la réaffirmation de l’esprit sécuritaire et autoritaire de Nicolas Sarkozy, avec des phrases à la fois fermes et ampoulées. La vision policière qui l’inspire c’est de dire +on va serrer les boulons+, ce qui est une réponse que l’on pourrait décliner par le mot d’ordre +à droite toute+. Avec le report de la taxe carbone, le masque est tombé, la droite ne sait pas faire de l’écologie". (Déclaration à l’AFP).
    Aurélie Filippetti, députée PS : "Nicolas Sarkozy n’a pas entendu la volonté de justice sociale, il a simplement cherché à soigner son camp, à refermer les plaies ouvertes au sein de l’UMP, et a abandonné la seule réforme fiscale qui avait un but autre que de servir les couches les plus favorisées de la population : la taxe carbone (...) Le président n’y arrive plus (...) Nicolas Sarkozy n’est plus le président de la République mais simplement le président de la droite dure". (Communiqué)

    Pierre Laurent, numéro 2 du PCF : "C’est un Nicolas Sarkozy en difficulté qui s’est exprimé. Le président de la République, visiblement sonné par l’ampleur de sa défaite aux élections régionales, tente de reprendre la main mais la surdité est toujours au rendez-vous. Nicolas Sarkozy masque ses responsabilités dans la crise et s’enferre : "on continue" est le leitmotiv de sa déclaration solennelle. Face au rejet de sa politique exprimé dimanche dans les urnes, il louvoie sur quelques sujets comme l’agriculture et la taxe carbone, mais maintient plus que jamais le cap contre les retraites et pire, il accélère : "A droite toute", en témoignent ses mouvements de menton sécuritaires. Le PCF se battra pour empêcher la succession de mauvais coups portés par le droite et amplifier à la mobilisation sociale". (Communiqué)
    (Communiqué)
    - Syndicats
    Commission exécutive de la CFDT
     : "Le président de la République semble ne pas avoir entendu le message d’inquiétude et d’angoisse sociale exprimé par les Français au deuxième tour des élections régionales et dans les mobilisations. En déclarant qu’il ne changerait pas de cap et que toutes les mesures nécessaires ont déjà été prises face à la crise, le président ignore les difficultés qui touchent les salariés. La CFDT réaffirme la nécessité de poursuivre et d’amplifier les mesures sociales prises en 2009 pour faire face à une situation exceptionnelle. Il est urgent de renforcer ces dispositifs et d’en créer de nouveaux, notamment en direction des chômeurs en fin de droits : contrats aidés, formations, RSA pour les jeunes et allocation spécifique de crise". (Communiqué)

    Guy Vasseur, dirigeant des chambres d’agriculture : "le président de la République a pris la dimension de la crise dans laquelle l’agriculture se trouve". Selon lui, Nicolas Sarkozy "est en train de dire +stop+ au libéralisme débridé" et dit "ça suffit, il faut prendre conscience de la réalité de la dérégulation". Le président de la République prône ainsi "un retour à des dispositifs qui permettent la sécurité en ce qui concerne les revenus des agriculteurs et à des dispositifs destinés à conserver une agriculture assurant la sécurité alimentaire". (Déclaration à l’AFP)

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