Entre abstention et désillusions… Régionales : 7 jours pour choisir…
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Et bien voilà, c’est fait, la campagne pour les régionales se terminera cette semaine, le premier tour aura lieu dimanche prochain. Chacun sait que le premier challenge est de faire reculer l’abstention qui s’annonce et ce sera difficile…
Désillusions nationales...
Les politiques se demandent pourquoi les citoyens ne votent plus… peut-être parce qu’ils ne se retrouvent plus dans leurs leaders…
Renonçant à suivre les consignes des formations politiques traditionnelles, le citoyen se libère d’habitudes séculaires et, scrutin après scrutin, modifie sa façon de voter :
Le 21 avril 2002, à la stupéfaction des « observateurs », les Français placent en seconde position de la présidentielle Jean-Marie Le Pen avec 16,86 % des votants devançant de 194.505 voix Lionel Jospin.
Le 29 mai 2005, lors du référendum sur le « Traité constitutionnel européen » où la quasi-totalité des partis institutionnels, des médias nationaux et régionaux et de l’intelligentsia choisirent le vote « oui » 55 % des électeurs choisirent le « Non ».
L’élection présidentielle de 2007 semble revenir aux « normes » de la politique française. C’est oublier le score de François Bayrou à la tête de l’UDF qui, rompant avec le discours traditionnel de sa formation parvient à la faire passer de 6,6 % à 18,6 %, un score jamais atteint par un « troisième homme »…
Deux ans après, en juin 2009, les élections européennes marquent l’irruption d’Europe-Ecologie qui, avec 16,28 % des voix talonne la liste PS avec un retard de seulement 34.400 voix.
Au-delà des analyses de circonstance on constate que, depuis quelques années, à chaque fois que les électeurs en ont la possibilité, ils sortent des « sentiers battus » de la politique pour porter leurs voix sur l’homme ou sur la formation politique qui semble signifier la « rupture ». Cette attitude est constante même si le choix de la « personnalité représentative de la rupture » change à chaque élection (Le Pen – Non – Bayrou – Cohn-Bendit) ou si certains politiques (à l’écoute des citoyens ?) utilisent ce désir de rupture pour gagner les élections avant de faire le contraire de la rupture en mettant en place des institutions ultraconservatrices.
Cette évolution électorale touche peu à peu tous les scrutins et tous les pays de France même si certains votes marqués par la personnification semblent plus épargnés (municipales) et si certaines régions semblent rester plus « politisées » au sens traditionnel du terme.
Les partis traditionnels ne veulent pas répondre à ces choix électoraux gardant plus ou moins les mêmes structures, les mêmes hommes ou les mêmes fonctionnements internes. La « communication politique » elle-même ne semble pas changer utilisant les mêmes paradigmes même si leurs résultats sont de plus en plus médiocres.
Pourtant dans chaque parti ou mouvement, dans chaque association, dans chaque mouvement social, le désir de changer de politique est présent.
Face à ces échecs électoraux plus ou moins camouflés ou plus ou moins exprimés, face à la désaffection des citoyens pour la politique, face à l’instabilité des convictions des électeurs, il faudra bien un jour réfléchir à une autre politique, à une autre démocratie afin de pouvoir proposer aux électeurs des voies nouvelles.
Abstentions locales...
Qui recueillera les scrutins des « volages » dimanche prochain, en fait, nul ne le sait, le PS et ses alliés confirmeront probablement leurs résultats, Europe-Ecologie subira une érosion, l’UMP avec sa mauvaise liste et son pâle leader ne reprendra certainement pas la région, et le MoDem…
Difficile scrutin pour le MoDem avec une direction explosé, des leaders absents, un chef diminué et des militants déboussolés… En Champagne-Ardenne, et dans l’Aube, la liste de Marie Grafteaux-Paillard fait bonne figure. C’est une liste rassemblant des personnalités nouvelles, équilibrée, dirigée par une femme énergique et de conviction. Sa campagne a été dynamique et son programme concret. Cela suffira-t-il a maîtriser le reflux du MoDem au niveau national ? Personnellement je l’espère, mais je n’y crois pas trop…
Marie risque de se trouver entraînée dans le tourbillon des désillusions. Ce serait dommage pour une femme de qualité. Il lui reste (il leur reste) encore 6 jours pour changer les résultats…


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