Après avoir décroché quelques belles médailles en chocolat, la municipalité cherche la marche arrière pour justifier l’échec du dossier phare : Celui du Patrimoine Immatériel.
François Baroin et Lise Patelli viennent donc de lancer l’opération :"Rétropédalons pour sauver la face !". Objectif : Faire oublier un dossier qui n’a jamais eu aucune chance d’aboutir et les dizaines de milliers d’euros dépensés pour rien.
Voilà longtemps que nous n’avions pas évoqué les différents concours de beauté labels auxquels Troyes ambitionne.
Après avoir décroché le label « ville d’Art et d’Histoire » (une simple formalité administrative), emporté le label « Mémoire du Monde » (un succès mérité) et inventé le label « toutourisme » (juste pour déconner), notre ville pourrait bientôt recevoir celui du patrimoine européen au nom du « patrimoine industriel textile ».
Bon et alors ? me direz-vous... Alors, on assiste aujourd’hui, s’agissant du projet « patrimoine immatériel », à une succulente tentative de rétropédalage de la municipalité afin d’expliquer, que : « bon, ce label... enfin, vous voyez quoi ! C’est compliqué, on a déjà reçu pas mal de médailles en chocolat... alors, bon... comment vous dire... notre dossier... il est nul. Bah voilà, j’l’ai dit, il est tout pourri ce dossier, nul à chier, aucune chance de décrocher ce label, nada que dalle !!! Va falloir s’asseoir dessus ou s’le mettre derrière l’oreille ! »
Officiellement, évidemment, les choses ne sont pas dites comme cela. C’est un peu trop vulgaire. Officiellement donc, la presse locale à l’affut d’un watergate local nous explique : « avec le patrimoine immatériel c’est compliqué. Car le dossier doit être présenté à l’UNESCO par la France. Or, le ministère de la Culture considère qu’avec le label Ville d’Art et d’Histoire, l’inscription l’année dernière des manuscrits de Clairvaux au patrimoine mondial (cette fois au titre de la mémoire du Monde) et bientôt le label européen, Troyes a obtenu beaucoup de choses. Ce qui veut dire que pour le patrimoine mondial, elle devra attendre un peu. [1] ».
Voyez comme le ton est plus aimable, plus tendre. Voyez comme la carabistouille que nous vend la ville depuis des années à propos de ce projet passe plus facilement au coin de votre fondement ! Car en vérité, on l’a dit, redit, et re-redit des dizaines de fois sur auboisement, ce projet de labélisation au « patrimoine immatériel » est bel et bien une grosse, une hénaurme fumisterie. Même Dame Lise, lors d’une séance du Conseil Municipal, avait fini par reconnaître que le dossier était :« à la lisière des critères de l’Unesco », avant de démentir...
Un dossier compliqué ? Un dossier à la lisière ? Déjà beaucoup de labels obtenus par Troyes ? Une chose est sûre, à moins de croire que le spectacle ville en lumière et ses ridicules chevaliers “jedi” aient quelque chose en commun avec le carnaval de Rio ou le Ballet royal du Cambodge, Troyes n’obtiendra jamais ce label. Et tout le monde le sait !
Sur le logo :
A gauche : le ballet royal du Cambodge, classé en 2003
A droite : la représentation de "Ville en lumière" à Troyes en 2009
Cherchez l’erreur...
[1] Libération-Champagne du 6 février










