Il ne faut pas s’y méprendre : la remontée en Ligue 2 à la fin de cette saison est une nécessité impérieuse pour le club s’il veut poursuivre son chemin avec les mêmes structures et conserver ses ambitions. Tout redoublement lui est interdit sous peine de désagrégation dramatique (80 % de l’effectif à changer) et même d’abandon à brève échéance de la scène professionnelle (le statut professionnel ne pouvant être conservé au-delà de 2 ans en National).
Tout le monde en a plus que conscience dans le staff (Le Président MASONI en tout premier lieu) et parmi les joueurs. D’où l’obligation pour ces derniers de rester mobilisés sur l’objectif et ne pas relever la tête tant que la place dans le trio gagnant (la seule marge de manœuvre consistant à se positionner dans les 3 premiers) n’est pas définitivement acquise (et si possible avant la dernière journée qui se jouera à l’extérieur contre LOUHANS-CUISEAUX, actuel dernier, et qui, en cas de relégation, pourrait s’offrir un baroud d’honneur en signe d’au revoir au National).
L’ESTAC est contrainte de maintenir un rythme élevé (objectif fixé : 2 points en moyenne par match) car il y aura 1 équipe éliminée parmi les 4 prétendants actuels en tête en comptant CRETEIL et son match en retard. Les premiers mois de la compétition nous avaient plongés dans une douce euphorie avant que le doute ne s’installe à partir de la mi-novembre. Les choses semblent avoir repris le bon cours depuis quelques matches (7 points cumulés sur les 3 dernières rencontres) ; la claque de PLABENNEC s’étant peut-être révélée salutaire.
Le club troyen fonctionne cette année en National avec un train de vie de Ligue 2 au niveau des charges (structures, stages, déplacements, masse salariale des joueurs..) alors que les recettes ont chuté. En prenant les rênes du club en juin dernier, le nouveau Président récupère une jolie cassette de 5,46 M€ et une perte d’exploitation cependant contenue (perte nette de 216 K€ soit moins de 2 % d’un chiffre d’affaires déjà en nette contraction à 10,8 M€ contre 13,8 M€ sur l’exercice précédent 2007/2008) (*). On ne voit pas si la perte au 30/06/2009 intégrait ou non une provision suffisante au titre du procès, gagné depuis par le joueur JL MONTERO (allocation totale de 306 K€ en appel). Pas sûr !
Les charges, en dépit du départ de quelques gros salaires, ne peuvent se réduire autant que le chiffre d’affaires amputé au cours de cet exercice 2009/2010 des droits TV et surtout non conforté par les indemnités de transfert de joueurs (indemnités très modestes alors qu’elles devaient rapporter cet été un montant de 4 M€ illusoire dans un mercato atone à ce niveau de la compétition). Par ailleurs, l’élimination des Coupes nationales (Coupes de la Ligue et de France) prive l’ ESTAC des gains qui les accompagnent.
La cassette pourra absorber les dépenses de l’exercice en cours (qui se soldera par une perte) mais ne suffira pas à financer une seconde saison en National. Il faudra alors se résoudre à prendre des mesures radicales et pénibles.
L’avenir du club est plus que jamais au bout des crampons des joueurs ; de même, accessoirement leur propre carrière professionnelle dans un marché où les employeurs ne se pressent plus.
(*) Selon les comptes consolidés 2008/2009 de l’ESTAC (SASP + Association) publiés par la DNCG (saison en Ligue 2) Les comptes cumulés de Ligue 2 terminent dans le rouge sur cet exercice 2008/2009 avec une perte nette de 18,9 M€.









