C’est tout le mal qu’on souhaite à notre équipe locale qui évolue cette année au beau milieu d’amateurs (en majorité) et ambitionne ouvertement (opération ‘’reconquête’’) de retrouver l’échelon du dessus plus en rapport avec son standing. Ses performances nous ont enchantés pendant plusieurs semaines d‘affilée durant cette période ‘’aller’’ avant de nous inquiéter un peu (le réveil des vieux démons) lors des dernières sorties.
TROYES s’est offert une série de rêve pendant 2 mois au cours de laquelle elle a enchaîné 9 victoires (et un match nul) sur les 10 rencontres qui se sont déroulées entre fin août (4 à 0 contre BEAUVAIS) et fin octobre (1 à 0 contre AMIENS). Tous les voyants étaient au vert et il n’était pas utile de triturer les statistiques dans tous les sens pour démontrer la domination manifeste des Bleus. Signalons quand même les 23 buts marqués pendant cette période contre seulement 6 encaissés, la première victoire à l’extérieur contre HYERES le 12 septembre et l’éclatante domination au Stade de l’Aube 4 à 0 (point d’orgue des matchs aller) le 9 octobre contre EVIAN TG, un prétendant sérieux à la montée.
Depuis, et pour des causes plus ou moins identifiées, la belle mécanique s’est un peu enrayée : 4 derniers matchs sans victoire avec 2 défaites dont une à domicile le 13 novembre contre FREJUS. L’équipe nous a même rejoué à domicile contre CANNES le remake du match à l’extérieur contre PARIS FC en se faisant rattraper in extremis après avoir pourtant réussi le break ; comme quoi les leçons doivent être rabâchées encore et encore avant de bien pénétrer le cortex. En 1 mois et 4 rencontres, l’ESTAC a perdu de sa superbe (2 petits points engrangés seulement sur les 12 possibles) mais sûrement pas de ses ambitions (tout au moins faut-il l’espérer).
Aujourd’hui et alors que toutes les équipes ont joué le même nombre de matches (18), TROYES occupe la première place du classement. Mais, en regardant de plus près, on s’aperçoit vite que sa position ne tient qu’à un tout petit fil : à la seule différence de buts puisque les 3 équipes de tête ont strictement le même nombre de points (37) et la quatrième (notre voisin REIMS en plein boom avec 3 victoires lors des 4 dernières sorties) est toute proche avec 36 points. TROYES n’est donc pas la seule équipe à performer dans ce championnat. Elle est bien placée pour la suite de la compétition mais rien n’est encore joué et il faudra être fort dans ses jambes et dans sa tête pour décrocher le graal.
Tout cela se réalise (et c’est une tendance de fond) avec un effectif évolutif et non statique avec l’incorporation progressive (la Coupe de France y joue aussi son rôle) et convaincante des jeunes du Centre de Formation dans l’équipe première. Patrick REMY joue à bon escient cette carte qui favorise aussi la saine concurrence. Plusieurs contrats professionnels ont été signés en octobre avec des jeunes et même des tout jeunes : Abdou SISSOKO (le troisième de la fratrie ; né à Troyes il y a 19 ans), Sega KEITA (le plus jeune joueur troyen à devenir professionnel à 17 ans) et Frédéric VIEILLOT qui n’arrête pas de faire trembler les filets adverses malgré son jeune âge (tout juste 19 ans). Les joueurs de SELONGEY (berceau de l’entreprise SEB) qui en avaient pris 5 de sa part en CFA 2 ont supplié dans les vestiaires (pas lui ! pas lui !) en découvrant encore son nom sur la feuille de match en Coupe de France la semaine d’après. Résultat : 2 buts supplémentaires du néo professionnel troyen et exit SELONGEY de la Coupe !
Dans l’attente de la date du dernier match ‘’aller’’ (19ème journée de Championnat reportée en raison des conditions météorologiques), TROYES est en tous cas en pôle position pour ravir cet hiver le titre symbolique de champion d’automne.









