Dominique Boisseau semblait avoir disparu. Depuis les dernières élections, le chantre de la pierre d’Etrochey avait été écarté du poste d’adjoint à l’urbanisme au profit de MauriceBertrand Chevalier, plus beau, plus jeune, plus fringant mais beaucoup moins drôle...
Pour ce bon vieux Dom, François n’avait trouvé qu’un obscur poste d’adjoint à l’aménagement de la Cité. Un placard lot de consolation qui permet quand même à Dominique de garder une petite importance mais le prive de toute responsabilité. C’est mieux que rien...
Cette mise au placard de Dom m’avait profondément attristé. Si, si... Il faut dire que notre homme manie l’humour, à défaut de la compétence, mieux que personne ! Et ça, sur auboisement, on adore !
Pour notre plus grand plaisir, Dominique revient donc aujourd’hui à laUne de l’actualité. C’est lui qui monte au front pour expliquer ce que la municipalité compte faire de la Bourse du Travail, en déshérence depuis qu’Altaréa et Leclerc ont jeté l’éponge. Et notre bon vieux Dom’ fait du Boisseau : un mélange d’une mauvaise langue de bois de quelques carabistouilles dont il a le secret, et beaucoup, beaucoup de suffisance et de certitudes ridicules.
Dans l’article publié par Chapi-Chapo, l’adjoint au buis nous apprend, qu’après le retrait d’Altarea, la ville de Troyes a fait appel à un cabinet spécialisé en urbanisme commercial qui a conclu... devinez quoi ? « la pertinence commerciale et économique du site » !! C’est un peu comme si vous demandiez à votre poissonnier si sa dorade est fraîche... évidemment, sauf à tomber sur un grand malade, la réponse est généralement sans surprise. Retenons aussi que ce cabinet, sans doute grassement payé par notre argent, a bossé pendant 3 mois pour arriver à cette conclusion !!! Si, si. Trois longs mois, pour parvenir à la même conclusion qu’Altarea et Leclerc il y a 2 ans. C’est vrai qu’à l’époque on pouvait croire que ces deux groupes étaient suffisamment crétins pour vouloir s’implanter sur ce site sans étude de marché préalable.
L’affaire est donc pliée pour Dominique Boisseau : « La Bourse du Travail restera un espace commercial. “Il en va de l’attractivité du centre-ville. C’est un enjeu majeur. S’il n’y a pas le projet de la Bourse, les nouvelles enseignes s’installeront toutes en périphérie” , déclare Dominique Boisseau. ». C’est là tout ce que j’aime chez l’adjoint à la pierre d’Etrochey : Cette manière d’asséner n’importe quelle idée, même la plus stupide, avec l’assurance d’un militant communiste sous Brejnev !
Et notre camarade en rajoute une couche : « si le flux de la rue Emile-Zola n’est pas conforté et si cette artère n’est pas reconnectée avec la place Jean-Jaurès, c’est la rue Zola elle-même qui périclitera. Il n’y a pas d’attractivité sans un commerce de centre-ville fort ». Il s’en fallait de peu pour que Boisseau n’annonce l’exode de toute la population du Bouchon si la Bourse ne devenait pas ce centre commercial.
Rassurez votre grand-mère et votre vieil oncle. Il ne sera pas utile de faire des réserves de sucre et de farine si ce nouveau projet échoue. Car Dominique, en matière d’urbanisme, a une capacité d’anticipation aussi grande que la mémoire de mon poisson rouge ! En témoigne ce que mon poisson rouge Boisseau déclarait en 2003 à propos de la rue Zola. A l’époque, pour Dominique, il n’était pas question que cette rue devienne piétonne. Impossible, inimaginable, une hérésie historico-urbanistique, un truc de ouf, quoi !
Et je résiste pas à vous rappeler ces quelques citations qui figurent depuis dans le dictionnaire du “grand n’importe quoi” . « Si nous la rendons piétonne [1], nous bouclons la ville. [...] Mais surtout, la question qu’il faut se poser est : quelle est l’identité de notre ville ? C’est cette structure que je viens de décrire plus haut et qui existe depuis 5 siècles. La ville contient le temps, à nous de conjuguer l’histoire et le futur. » [2]. V’la pourquoi Zola ne pouvait pas devenir piétonne. Bien vu Dominique, bien vu...
Autant dire que les déclarations de l’adjoint “à je ne sais pas quoi” doivent être considérées comme il se doit : c’est à dire comme un grand moment de poilade.












