Les spectateurs du Stade de l’Aube roulent des yeux ronds comme des ballons depuis le début de la saison devant les performances étourdissantes des locaux qui éparpillent ‘’menu’’ les malheureuses équipes qui leur rendent visite. A tel point qu’on a même l’impression que les visiteurs amateurs entrent à reculons sur la pelouse et là, ça fait encore plus mal !
Les scores (rien à voir avec les saisons précédentes même en remontant dans la nuit des temps) sont limite irréels et l’enfilade de buts quasi-permanente. Cela dit, on commençait à trouver le temps un peu long l’autre soir face à PACY SUR EURE avant que la situation se décante vers la fin. L’ESTAC fait rougir son compteur à domicile (15 buts marqués en 5 matches) et ferme presque à double tour ses propres cages (1 seul but encaissé tout en variant la charnière défensive). Les malheureuses victimes en déplacement ont le réveil pénible le lendemain en voyant leur goal-average en prendre un coup.
Cette année, de toute manière, les visiteurs ne ressortent plus indemnes du Labourat. Une façon comme une autre de justifier aussi notre grandiose stade (seul, celui de LUZENAC nous fait un peu d’ombre, il faut le reconnaître humblement) maintenant qu’on batifole en National.
Imaginez juste un instant (du genre : ‘’Je fais un rêve’’) que cela se passe non plus en National mais en Ligue 1 et c’est l’extase sportive absolue côté supporters et la première page en quadrichromie garantie du premier quotidien sportif français (pour qui, on n’existe plus depuis la finale perdue de Coupe de France en 1956 contre Sedan et j’exagère à peine).
Restait à exporter notre savoir-faire sur terrain d’autrui ; entreprise dans laquelle nous avions échoué depuis le début de la saison même si l’équipe avait approché le nirvana à PARIS. Comme dit mon cousin Pascal qui sait de quoi il parle, il n’y aura pas de montée sans victoires à l’extérieur (en plus, bien sûr, des victoires à TROYES). J’avais même commencé à imaginer des subterfuges pour donner l’illusion d’être chez soi sans être chez soi : comme par exemple la reconstitution d’un décor du Stade de l’Aube transportable chez nos concurrents (il y a certains terrains qui s’y prêteraient volontiers comme celui déjà cité plus haut) ou emmener notre speaker bien aimé (j’ai nommé Carlos Cassis) avec son instrument de travail (à savoir son micro) pour qu’il prononce 2 ou 3 phrases clé dont il a le secret afin que nos joueurs (ils sont tellement mignons cette année) se sentent à l’aise comme à la maison.
Et puis le miracle est arrivé l’autre week-end devant HYERES, pourtant dans un environnement des plus hostiles (terrain en charpie contrariant le jeu tout en finesse technique de nos joueurs ; adversaire menant au score ; expulsion concomitante des 2 entraîneurs pour qu’il n’y ait pas de jaloux). Le scénario a révélé une foutue force de caractère de notre équipe et de son avant centre tout neuf (je parle de son genou uniquement) apte à nouveau à scorer. Ils l’ont fait et je les soupçonne de vouloir le refaire.
Ce vendredi, l’équipe vient de récolter encore 3 points après une 3ème victoire de suite (elle n’arrête plus !) contre CRETEIL (2 à 1), une équipe ténor coachée par un ex-entraîneur du PSG (c’est dire les sommets qu’on se fabrique en National !), histoire d’imiter, à distance, les Bordelais et leur belle et longue série. Il ne faudrait quand même pas que nos protégés caracolent trop en tête de liste (ils sont premiers depuis vendredi soir avant le reste des matches de la 9ème journée !) jusqu’à la fin de la saison et enlèvent ainsi tout suspense pour la suite ! Car le foot a aussi besoin d’émotions pour vivre et faire vivre ses supporters. Allez l’ESTAC !








