Depuis quelques jours, les rayons du soleil réchauffent enfin l’atmosphère. On en profite pour boire un verre et regarder la vie passer à la terrasse d’un café, Place Jean Jaurès : La saveur de la première gorgée de bière, si bien décrite par Philippe Delerm, la chaleur qui vous caresse la peau et... l’odeur du goudron fondu, le flic-flac des voitures sur le bitume en décomposition et les chaussures collantes sur la pierre d’Etrochey... Ah, qu’il fait bon se détendre sur la place requalifiée !!
Voilà quelques mois déjà que dure le feuilleton de cette place : requalifiée fin 2005, (re)goudronée en avril 2006 et cet été (re)délabrée. C’est, ici, tout le symbole d’une politique « aux grés du vent » sans logique, ni vision.
Depuis longtemps, sur auboisementcorrect, nous dénonçons les incohérences de cette requalification. J’alertais (ici), il y a quelques semaines sur les résultats de ces réparations. Précédemment (là), j’évoquais l’inadaptation de la circulation pour cette voirie. Faut-il encore le répéter ? Actuellement, le plan de déplacement attire les voitures vers le centre et particulièrement vers le bouchon. La place Jean Jaurès fonctionne comme un véritable entonnoir et sur quelques mètres de large, la circulation y est constante et particulièrement dense. Pas de miracle : la voirie qui se voulait élégante et semi-piétonne n’est évidemment pas adaptée à une telle circulation. Le résultat est visible pour toutes celles et ceux qui se rendent actuellement place Jean Jaurès. Ces premières chaleurs, bien modestes encore, sont inquiétantes. A quoi ressemblera le pavage de cette place à la fin de l’été ? Les paris sont ouverts.
Alors que faire ? En tout cas pas cette solution mi-chèvre mi-choux qui consiste à favoriser (un peu) les piétons, (très peu) les vélos en laissant rouler (le plus possible) les voitures. Il faut choisir ; et avec audace, s’orienter vers un centre ville piéton. Concernant le quartier Jaurès (et les rue qui le desservent), il est urgent, à court terme, de repenser la circulation : inverser le sens de la rue Jaillant Deschainets (pour inviter les automobilistes à quitter le centre et pas à s’y engouffrer) et mettre la rue Colonel Driant en sens unique. Ces solutions rapides à mettre en oeuvre peuvent soulager cette voirie déjà bien usée. Cela n’empêchera pas à long terme, un vaste débat sur les modes de déplacement dans la ville. Auboisement correct saura y participer.











