Il faut remettre les pendules à l’heure à l’approche des régionales.
Moi aussi j’apprécie Claude, mais cette vision affichée de l’écologie ne me convient guère.
Si je suis partisan à 200 % de la démarche Europe Ecologie, qui est une démarche et un regroupement d’écologistes, c’est parce que c’est le contraire de ce dont j’ai l’habitude en ce qui concerne les régionales. Cette fois on axe sur le programme en rassemblant les écologistes, et on verra après pour les places.
Avec le duo PS-PC, il n’y a que les places qui comptent. L’argument programme est un écran de fumée, et plus particulièrement en ce qui concerne Jean-Paul Bachy. En effet, aux dernières négociations, celui-ci a refusé d’intégrer 4 écologistes dans sa liste après injonction de la rue de Solférino, et il a fait lancer les rotatives imprimant les bulletins de second tour avant que les négociations soient finies.
Au passage, je signale que le PC avait vérouillé auparavant les postes comme suit : 3 PC et 1 vert en cas d’échec, 6 PC et 4 verts en cas de victoire ?
Qui dans ce cas ne travaille qu’à un rassemblement sans s’occuper du programme ?
Pour cette fois, on va donc faire logiquement : on travaille le programme.
On le compare avec le bilan de l’équipe Bachy.
On les rencontre pour en discuter ( s’ils le souhaitent ).
On va au premier tour pour évaluer les forces en présence.
On fait les fusions au deuxième en fonction des scores du premier à la proportionnelle en discutant parallèlement dela fusion des points programmatiques.
Et là, c’est clair et transparent pour l’électeur.
Parce que je ne crois pas que ce soit la version que Jean-Paul Bachy a donné sur France 3 au début du mois... Il s’est donné le beau rôle, en oubliant de dire que les Ecologistes sont en partenariat sur 4 autres plans climats en région dont le Nord-Pas de Calais et le Poitou-Charente. Il a oublié son soutien au projet retoqué d’usine d’éthanol de Marnay, qui était une aberration écologique... et j’en passe. Tout n’est pas à jeter, j’en conviens mais la course du type "plus écolo que moi tu meurs" quand le score de l’écologie politique grimpe dans les urnes et dans les sondages a de quoi faire douter le citoyen.
Il y a bien à mon avis "mamaille", et pas que dans le discours car je ne comprends pas qu’un parti qui prétend vouloir se rénover remette à la tête de la région quelqu’un qui en a été exclu.
Maintenant, si c’est le choix du PS, il faut le respecter avec les conséquences que ça a en terme d’image pour la gauche.
Je tiens à vous faire remarquer que le problème principal pour le second tour sera la rencontre de deux cultures.
Il y a la culture traditionnelle que je résume à l’Union de la Gauche, issue avant tout d’accords entre les appareils, et d’une croyance en la toute puissance de l’appartenance commune à une même famille "de gauche".
Et puis il y a une nouvelle façon de faire, plus basée sur des valeurs, qui transcende les clivages traditionnels. Ecologie, Solidarité ou Démocratie ne sont alors plus l’apanage d’une seule écurie. Et pour compliquer cela l’électeur actuel est à la fois plus sensible à l’image novatrice et critique à l’égard de ce qu’il considère comme de la langue de bois.
Cette nouvelle façon de faire est la seule qui puise permettre d’empêcher Warssmann et l’UMP de prendre la région Champagne Ardenne.
Elle a pour obligation de penser à un arc démocratique qui aille du Modem au PC, et plus si affinité. C’est la solution De Sarnez-Peillon-Cohn Bendit-Hue qui est tant critiquée, mais qui est la seule réaliste à l’heure actuelle.
Le chemin sera long, d’autant plus que M. Bachy est culturellement de la première école. Il nous l’a prouvé en 2004.
Reste la possibilté que ses camarades puissent le convaincre que l’ouverture et le respect des partenaires potentiels est la condition de sa réélection.
Tu as sencore du travail Mireille...