Comme d’habitude avec La Grande Sophie, nous avons eu droit à un concert de qualité, de bons musiciens, et contrairement au concert de 2006, très rock, avec le Maximum Kouett en 1ère partie qui avait donné le ton, nous avons eu droit cette année à un très joli concert, plus mélodieux, à l’image de son nouvel album crée sous l’influence d’Edith Fambuena, dont on sent la patte.
Une présence, de l’énergie, du charme...bref, tout ce qui fait que La Grande Sophie est une artiste à voir sur scène.
Et de l’énergie il lui en fallait pour réveiller un théâtre de Champagne bien garni mais endormi...comme très souvent aux Nuits de Champagne, le public n’a pas été à la hauteur ! Chaque année les artistes tentent de faire participer le public, pour qu’il chante, fasse les choeurs, danse, ou plus raisonnablement se lève de son siège, mais en vain...
Le public des Nuits de cette année est comme celui des autres années : ennuyeux, âgé, confortablement installé ds un fauteuil de cinéma, et va au concert comme on va au théâtre, on s’installe, on applaudit poliment et on attend la fin...et on s’en va...Sans parler de ceux qui s’en vont sans attendre le rappel (n’est ce pas M. l’adjoint au maire chargé de...la culture ! )
En 2006, le théâtre était peu rempli, le balcon vide, le public était debout devant la scène, et le concert avait été très très réussi, dans une belle ambiance, le public était connaisseur et s’était déplacé pour elle ; hier, comme chaque année, une grande majorité du public est venue sans connaitre, s’est installé ds son fauteuil et a attendu sagement la fin des chansons pour applaudir puis s’en aller. Décevant.
LGS a tout essayé : jouer de sa guitare comme percussion, chanter des nouveaux morceaux ( "Quand le mois d’avril", "danser sur le disco", "quelqu’un d’autre", "celui qui me suivait dans la rue", "les pouvoirs de la tentation", "pardonner" "dans le show business" et en rappel "des vagues et des ruisseaux" "Dis quand reviendras-tu ?" de Barbara), interpréter d’anciens morceaux revisités ("martin" juste à la guitare, "du courage" dans une très jolie version adoucie par le clavier et le violoncelle, "la suite, le milieu, la fin", "ringo starr", "rien que nous au monde") , détendre l’atmosphère en blaguant, en faisant chanter le public, en se déplaçant dans la salle, en montant sur le fauteuil vide à coté de M. Sebeyran, qui du coup a bougé pr la seule fois du concert) , bref , a tout essayé !!
J’ai vécu un très beau moment avec elle, comme à chaque fois, et j’irai de nouveau la voir bientôt, mais dans une salle de concert cette fois !