Ce que j’aime dans cette justice, c’est qu’elle est bien faite quand même. Lieu commun : elle n’est pas parfaite, mais elle me plait bien. Son plus grand défaut je pense, est qu’elle sera toujours rendue par des Hommes (et des Femmes allez). Il faut quand même tomber sur les bonnes personnes, c’est à dire avec celles qui ont des critères moraux comme il faut (indépendance, rigueur, objectivité). Cela est quasiment impossible, nous n’avons pas encore de robots juges, mais cette histoire, me semble t-il, confirme que le niveau est pas trop mal.
J’ai connu une personne qui, il y a fort longtemps, fut également bien obligée de quitter son service pour des raisons de copinage politique. Bon, la personne n’était pas docteur, mais travaillait en service administratif (et avait accès à toutes les finances de l’établissement). Elle était plutôt de gauche, mais evidemment ne le disait à personne. Le sexe et la politique peuvent souvent être cherchés derrière les motifs officiels de disgrâce. C’est interdit par la loi, bien sûr, comme toute forme de discrimination, mais bon. Si je n’aime pas les noirs et les gauchos, il faudra bien que je trouves des motifs valables pour mettre fin à la collaboration, ou pour mettre en oeuvre une sanction. Mais je ne peux pas enlever ma subjectivité dans les rapports humains. C’est trop demandé. La raison veut que la morale triomphe même là où elle ne le peut pas. Ce lien humain est trop important et si je suis un raciste fini (fini dans le caniveau de la pensée humaine), je ne prendrais que des blancs, et j’ejecterais les cocos de mon service, ou même, toute forme d’opposition politique.
On ne peut pas établir l’affirmation du principe de subjectivité des rapports humains dans le cadre de la réglementation du travail. La discrimination est interdite. Mais elle perdurera, parce que ce principe s’applique de toute manière : pour le meilleur et pour le pire...Alors, la justice nous aidera face au pire, mais il faudra prouver ce que l’on avance. Bon courage.